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culture, leur confie des graines et obtient rapidement des résultats satisfaisants : bientôt les indi-
gènes récoltent du riz, du sucre, du tabac, qu'ils DU LOARE Mennent lui vendre contre des étoffes; ils copient DURS SE
la forme de sa maison, de ses vêtements, 1ls commencent à comprendre le bien-être et, à leur insu, se transforment peu à peu. Voilà de la bonne civilisation faite sans mots pompeux, sans théories, sans | frais, sans règlements administratifs. | Il est vrai que c'est de la civilisation qui profte aux seuls indigènes; on en préconise une autre qui, sans améliorer leur sort, les exploite au orand proft des poches européennes ; il est certain que cette LEA dl | | |
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civilisation-là aura toujours la préférence.
Après ce témoignage rendu aux qualités colonisatrices des Arabes, nous prendrons congé d'eux, car Kissangano est le dernier point où nous en rencontrerons.
M. Malfeyt, commandant de district et représentant de l'Etat indépendant aux chutes de Stanley, m'a fait un excellent accueil ; je lui renouvelle 1c1 tous mes remerciements.
J'aurais voulu visiter plus en détail les environs et le nord de cette région, mais il fallait absolument que je me remisse en route pour arriver au Congo français avant la saison des pluies, comme j'en avais
le désir.
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| À Kissangano ; je le renvoyai au Tanganyika sous la sauvegarde obligeante du commandant Malfeyt ; D AUS, de là, il a dû regagner le Nyassa par petites étapes. De. AR. Les voyages à pied étant presque terminés, Je ee à u n'avais plus besoin de lui; d’ailleurs il me restait iles | | li M
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Souédi, lhomme-canon, se sépara de nous à ne [44 4
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encore James comme chef de caravane. A cette époque, mon fidèle Msiambiri eut une forte attaque de dysenterie dont il ne se remit jamais (1). Les autres membres de l'expédition, moi compris, étaient las, mais en bonne santé.
Donc, nous nous remîmes en route. Après les chutes de Stanley nous avions encore 400 kilomètres de pays intéressants à parcourir, peuplés d'indigènes que j'étais curieux de visiter. La forêt, de ses murs de verdure, continue à border le fleuve de chaque côté; mais, celui-ci étant beaucoup plus large (mille mètres environ), on est moins gêné. De nombreuses îles commencent à apparaître, encombrant graduellement le lit du Congo. Le courant est aussi moiris rapide ; la profondeur atteint 5 ou 6 mètres.
Depuis quelques jours, le temps est couvert, avec des intervalles de pluie et de soleil: le vent est frais; la nuit, il pleut généralement; mais, sous l'équateur, le climat est toujours irrégulier. La forêt ne doit pas être étrangère à cette présence continuelle des nuages qui ont l'avantage de tempérer l'ardeur du soleil dans ces parages et de permettre aux Européens de ne pas trop en souffrir.
Comme peuplades, nous trouvons : sur la rive gauche jusqu'à Valoulaké (la Romée), les Ouabiras, que nous avons commencé à rencontrer à Ouaboundou; sur la rive droite, les Touroumbous, de beaux hommes qui se teignent le corps en rouge
(1) Jai reçu tout dernièrement des nouvelles du Zambèze. Bertrand m'écrit que le pauvre Msiambiri se meurt lentement dans son village, malgré tous les soins et les médicaments,
et portent des coiffures compactes et rondes sans huile, semblables à des calottes d’astrakan. Ils se noircissent la figure et certaines parties du corps; ils se marquent les épaules et la poitrine de nombreux tatouages. J'ai remarqué chez eux des coiftes de fourrure : loutre, écureuil, singe, etc. Ce sont eux qui font ici le service de baguénias avec les Ouabiras et les Ouakoumous.
Plus en aval, nous voyons les Topokés (1), parés de leurs brassards et de leurs jambières de cuivre; ils habitent la zone des palmiers à huile (élais), qui commence aux environs de l'embouchure du Lomami. Leur coiffure est bizarre : elle affecte toujours la forme d’un bonnet, mais elle est agrémentée, selon les cas, d’anneaux de cuivre tressés comme une cotte de mailles qui pendent sur la nuque, ou bien d’un soleil de perles blanches. Ils se peignent le corps de graisse mélangée d’ocre rouge, et ils paraissent, comme tous leurs voisins, ne pas se laver souvent, Quelques-uns ont, comme les Touroumbous, la figure noircie au charbon, ce qui, sur leur peau de teinte plutôt claire, fait un effet étrange. Les Topokés se tatouent fortement la poitrine de lignes pointillées ; quelques-uns se percent la lèvre supérieure et y passent une incisive d'homme ou d'animal. Leurs armes se composent de flèches, de lances et de couteaux démesurés.
Toutes ces populations riveraines s'occupent de pêche ; partout on voit des filets qui sèchent, des nasses et des harpons.
En somme, les villages paraissent peu nombreux
(1) Quelques-uns d’entre eux s'intitulent Yagondés.
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