HAUT-CONGO
Lu aime À
seuls pays où il est encore possible d’en obtenir sont le territoire des Azandés (Nyams-Nyams) et la région qui environne l'Ouellé. Le plus court pour m y rendre, c’est d'essayer de remonter la première rivière venue, et je choisis l’Itimbiri ou Rubi, qui me semble intéressante à visiter. Son embouchure se trouve en pleine forêt, à environ 150 kilomètres en aval de Basoko ; le courant est modéré, la largeur, de 150 mètres environ. Pour la première fois, Japerçois sur les bords des 4ombax ou «arbres à coton». Parfois, la rivière s'épanche de chaque côté en marécages couverts de hautes herbes et de papyrus peuplés de moustiques; son lit, encombré d'ilots, est très sinueux; sa profondeur n'excède pas quatre ou cinq pieds, quoique nous soyons au moment des hautes eaux : il est probable que l’Itimbiri n’est navigable que pendant une partie de l'année. Nous rencontrons de temps à autre un pêcheur dans sa petite pirogue, ce qui nous fait supposer que les lieux habités sont dissimulés par la forêt : les villages situés sur la rive sont assez rares. Les femmes s'y promènent dans le costume de la nature, sans aucun ornement ni parure. Le quatrième jour, nous arrivions à la fin de la forêt, ce qui prouverait que la bordure boisée qui longe le Congo n'a guère plus d’une trentaine de kilomètres de profondeur en cet endroit. Pour la première fois depuis que nous avons quitté Nyangoué, nous voyons des berges élevées composées d’une argile rougeûtre et sablonneuse. Les îlots deviennent de plus en plus fréquents et la rivière augmente de largeur : elle atteint 250 mètres. J'ai noté au nordest, un peu avant Mandongo, un petit lac naturel formé par un épanouissement de l’Itimbiri: on le
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