‹ La Trépanation Crânienne: Chez les Néolithiques et chez les Primitifs ModernesChapitre 32 sur 72 · AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

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Sans revenir sur la description de crânes péruviens trépanés, dont la liste est longue, et qui ont fait l’objet de nombreuses études par Mac Curdy, Tello, Muniz, et Mac Gee, Roy Moodie, Hrdlicka, Bandelier et Williams, nous rappellerons simplement qu'il ne s’agit pas ici de crânes préhistoriques, mais de crânes précolombiens, et un grand nombre de cas étudiés devrait être rattaché au chapitre de la trépanation chez les primitifs.

D’après Bandelier [6], la trépanation a été pratiquée en Bolivie en 190%, mais cette pratique, d’ailleurs tenue secrète, tendait à disparaître.

Williams [238] nous rapporte que Posanstey avait établi

am

que les Indiens actuels des Hautes-Terres d'Amérique du Sud pratiquaient de graves opérations et, en particulier, la trépanation. Actuellement, cette pratique a disparu en Amérique.

Pour donner une idée de l'importance de cette coutume chirurgicale au Pérou, nous citerons Williams : «Muniz et Mac Gee en ont trouvé 19 cas environ sur 4.000 crânes, tandis que Mac Curdy a rapporté que, sur une série de 250 crânes, 18 p. 100 avaient été trépanés. Bandelier a trouvé 65 crânes trépanés par grattage sur environ 1.200 en Bolivie. »

Nous savons déjà que le nombre de guérisons était considérable par rapport à celui des décès opératoires. Les trépanations chirurgicales ont le même aspect qu’une trépanation préhistorique. La trépanation dite « carrée », considérée comme caractéristique des trépanations péruviennes, est en réalité excessivement rare, et, sur 38 cas publiés par Mac Curdy, nous n’en avons pas relevé un seul. ,

Un unique cas du T sincipital a été décrit en Amérique par Roy Moodie [203]. Dans notre prochain chapitre, nous le rapprocherons des cas semblables observés en Europe au Néolithique. | |

Trépanation posthume. — Fréquemmentsobservée au Pérou et en Bolivie, la trépanation post morlem ne paraît pas avoir été pratiquée pour le prélèvement d’amulettes craniennes, dont on n'a trouvé que de rares exemples en Amérique. Elle relève plutôt d’une perforation du crâne en vue de la momification; il s’agit peut-être aussi de pièces de démonstration, ce qui ne serait pas pour nous étonner, étant donné que les chirurgiens dont nous admirons l'habileté devaient avant d'exercer, faire de la médecine opératoire.

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