CHAPITRE VII
T SINCIPITAL
Si, parmi les lésions intentionnelles observées sur les crânes de l’époque néolithique, la trépanation arrive en premier lieu par ordre de fréquence, il en existe d’autres, plus rares mais non moins curieuses, celle en particulier que Manouvrier fut le premier à observer et qu'il désigna sous le nom de T sincipilal. Ce terme a le mérite d'indiquer en même temps que le siège, la forme de la lésion, mais depuis Manouvrier on a observé d’autres lésions craniennes de même origine que le T sincipital et qui sont des variétés de cette pratique.
Pour toutes ces lésions, nous conserverons cependant ce terme, car elles ont probablement les mêmes origines et le même but, qu'elles s'adressent aux Néolithiques ou aux Primitifs “actuels.
Les marques du T sincipital sont des lésions cicatricielles. Ces cicatrices furent observées pour la première fois par Manouvrier, en 1895, sur six crânes féminins recueillis sous divers dolmens de Seine-et-Oise, aux environs de Mantes, au nord-ouest de Paris.
Deux autres crânes, également féminins et présentant les mêmes lésions, furent trouvés en 1902 par Fouju sous le dolmen de Menouville (Seine-et-Oise) et décrits par Manouvrier (434). ‘Une huitième découvérte, plus intéressante encore, provenant du dolmen de Champignolles, fut faite par Bénard et étudiée par Manouvrier. Ce dernier cas « leva tous les doutes qui eussent pu persister au sujet de la cause des diverses sortes de marques sincipitales, car leur réunion sur un crâne