TECHNIQUE OPÉRATOIRE
L’anesthésie des téguments est faite par infiltration locale d’une solution de novocaïne à 2 % ; l'injection de 5 cc est poussée vers la paroi osseuse, au devant du sac et de la branche montante du maxillaire.
Dans les fosses nasales, sous le cornet moyen, on introduit un porte coton imbibé d’une solution adrénalinée de cocaïne à 10 %.
Après 10 à 15 minutes d’attente nous incisons la peau. Le pouce de l’aide étant logé dans l'angle interne de l’œil au niveau de la tête du soureil et fixant solidement la peau, nous placons un doigt à la partie inférieure du sac lacrymal à 1em environ de celui-ci, et nous tirons fortement les téguments, réalisant ainsi une sorte d’épicanthus sur lequel nous pratiquons l’incision. Ce repère extrêmement simple, pour lequel n'intervient aucune donnée mathématique de topographie, nous a toujours permis de tomber exactement sur la région de trépanation.
L'’incision doit-être d’emblée profonde et presque jusqu'à l’os; nous ne craignons pas de la faire un peu longue pour avoir un meilleur jour sur les plans profonds.
Posant le bistouri, nous prenons alors la rugine et
2e DU
dénudons la face externe de la branche montante du maxillaire supérieur, largement, sur un rectangle vertical de 20 mm de haut et de 12 mm de large.
Le sac lacrymal est décollé de sa loge et récliné en dehors.
Sur l'os ainsi dénudé, avec un petit ciseau (1), nous traçons le pourtour du volet osseux, ainsi que le représente la figure Ï. Une première ligne horizontale passe par l’orifice supérieur du canal nasal ; une seconde ligneparallèle à la première, la surplombe d’environ 17 mm ; enfin, une troisième ligne verticale antérieure les réunit par leurs extrémités libres, formant avec la erète lacrymale les deux grands côtés du rectangle ainsi constitué. Cette ligne est distante de la crête lacrymale de 4 mm en haut, de 6mm en bas, et décrit une très légère courbe — parallèle du reste, à celle de la crète — dont la convexité antérieure maximum est telle que sa distance à la crète lacrymale ne doit jamais dépasser 4 mm.
Ce travail préliminaire effectué, nous prenons la gouge et le marteau (2). Nous employons une gouge de 3 mm dont l’extrémité effilée est convexe, et dont la face antérieure est concave ainsi qu’on peut le voir sur la figure V,
Nous nous portons alors sur l’un des petits côtés du
(1) Pour les premières opérations, on peut mettre dans la beite à instruments, avant stérilisation, un crayon d’aniline pour dessiner sur l'os le contour de trépanation.
(2) On diminuera d’une manière très notable le bruit et le choc
si pénible pour le malade en employant un maillet de buis stérilisé à l’autoclave, ee
Pl
La trépanation osseuse dans la tacryo-cysto-rhinostomie
(procédé du volét osseux)
Fig.
Fig. 2
SS
Fig. 3