‹ La Trépanation Primitive Dans Les Plaies Du Crâne Par Projectiles De Guerre: Observations Personnelles De La Guerre Des BalkansChapitre 20 sur 52 · PARA · texte numérisé non relu

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‘et plus souvent encore avec les balles qui ont ricoché.

Le plus souvent, ces balles agissent avec une force suffisante pour provoquer un certain degré de commoton cérébrale, même sans lésions osseuses, ou des phénomènes d'irritation ou de déficit par lésion cérébrale due à un hématome sous-dure-mérien ou à des esquilles implantées dans le cerveau.

Les lésions osseuses, avec enfoncement osseux simple, sans lésion dure-mérienne reconnaissent rarement comme cause le traumatisme par balles de fusil. On peut dire, presque à coup sûr, quand on a affaire à un tel blessé qu'il s’agit de plaie, soit par balle de shrapnell, soit par fragment d’obus. J'ai ainsi rencontré des cas semblables fréquemment dans la guerre Gréco-Bulgare, tandis qu'ils étaient exceptionnels dans la guerre Gréco-Turque. Pendant cette dernière, l’armée hellénique a eu très peu de blessés par projectiles d’artillerie, peut-être à cause de l’inhabilité des artilleurs turcs et aussi à cause de la progression rapide de l’armée grecque, qui ne permettait pas à l'armée turque de se servir beaucoup de son artillerie. Sauf à la bataille très meurtrière de Sarantaporon (en Thessalie) où trois divisions helléniques, privées d'artillerie qui n'était pas encore arrivée, se sont ruées à l’assaut d’une montagne protégée par 24 bouches à feu, et où plus de 600 soldats ont été mis hors de combat presque uniquement par projectiles d'artillerie, nous n'avons pas eu à déplorer des pertes sensibles par l'artillerie turque, En Epire surtout, sur 1.000 blessés, je ne trouve que 84 blessés par shrapnell, c’est-à-dire un peu plus de 8,4 p. 100.

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Il n'en est pas de même dans la guerre Gréco-Bulgare. A l'hôpital du Croissant Rouge, que j'ai réquisitionné dès l’expulsion de la garnison bulgare de Salonique qui l'occupait, et dans lequel j'ai soigné pendant les dix premiers jours 1.980 blessés, j'ai noté uné proportion de 60 p. 100 de plaies par projectiles d'artillerie.

Quoi qu'il en soit, dans les cas qui nous occupent, les lésions sont par ordre de gravité croissante : léger enfoncement sans fracture apparente; enfoncement avec fissure irradiant du centre vers la périphérie; enfoncement avec fracture en roue; enfoncement avec détachement d'une rondelle osseuse plus ou moins régulière.

Ces esquilles osseuses, toujours assez volumineuses, peuvent être uniques ou multiples; le plus souvent, dans ces cas de plaies par balles animées de force vive très réduite, on trouve souvent les orifices nettement découpés comme c'est la règle dans les plaies par balles parcourant la zone de pénétration, ou atteignant de plein fouet la boîte crânienne.

Dans tous ces cas, même quand il n'y a qu'un petit enfoncement de la table externe, il faut s'attendre à trouver des lésions plus accentuées du côté de la table interne.

Ceci est dû à ce que les lésions sont toujours plus accentuées, du côté du sommet du cône formé par l'os enfoncé sous le choc de la balle, de même que quand on rompt une tige de bois vert, c'est du côté de l'extension et non de la flexion que commence la rupture.

Suivant la force vive du projectile, {out peut se limiter à une simple lésion osseuse, avec ou sans production

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