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échelonnés ; ces centres avaient comme but de centra-. liser les blessés en attendant leur transport à Salonique par trains sanitaires qui ne pouvait s'effectuer qu'au bout de quelques jours, quand le pont sur le Vardar, détruit par les Turcs, serait réparé et que le train sanitaire pourrait venir les chercher, J'ai eu à Vladova où je ne suis resté que 48 heures, deux blessés du crâne, par plaie tangentielle de la bosse pariétale. Il n'y avait aucun symptôme cérébral ni diffus, ni de localisation. Pas de fièvre, ni le moindre trouble d'intelligence. Les orifices d'entrée et de sortie étaient petits, réguliers, mesurant à peine 6 à 7 millimètres. Que fallait-1l faire? J'ai pensé trépaner primitivement, en agrandissant les orifices d’entrée et de sortie pour mettre la plaie à l'abri de l'infection. Mon instrumentation me le permettait et j'aurais pu le faire, malgré le peu de temps, que je disposais. J’ai hésité, et comme il s'agissait de plaies perforantes, je me suis contenté à désinfecter extérieurement les plaies, à raser et à badigeonner à la teinture diode.
A mon retour à Salonique, j'ai recherché ces deux blessés. Ils étaient morts tous les deux, l'un 15 jours, l’autre 18 jours après leur arrivée, par des abcès cérébraux développés au niveau de l’orifice d'entrée du projectile. Ils ont été opérés secondairement, mais sans résultat. Je me demandais si le résultat eût été le même dans le cas où je fus intervenu. Je m'étais promis en tout cas de ne plus m'abstenir. En Epire, j'ai suivi ce principe, et mes résultats me montrèrent que c'était là la bonne méthode.
Je ne puis donc pas partager l'opinion émise par