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M. Monod (1)à cette séance de la Société de Chirurgie : «En cas de plaie du crâne, dit M. Monod, par arme à feu, de deux choses l’une : ou bien les symptômes cérébraux sont d'une gravité telle que toute intervention est contre-indiquée ; ou bien il n'y a pas d'accidents, et, dans ce cas encore, il vaut mieux ne pas opérer ».
D'ailleurs, tous les membres de la Société, sauf peutêtre M. Delens, se sont élevés contre cette facon de procéder, ét nous trouvons parmi les partisans de l'intervention primitive des chirurgiens qui étaient nettement abstentionnistes en 1894. Il s’est opéré, en effet, en France une très profonde évolution dans la conduite à tenir en présence d’une plaie du crâne par arme à feu. Tous les chirurgiens sont d'accord en 1900, qu'il faut débrider, trépaner l'os, et désinfecter le trajet. Sur ces points, ils ne discutent plus.
Le désaccord persiste sur la question s'il faut chercher le projectile ou non. Mais, si l’on étudie attentivement les opinions émises pendant cette séance, on voit que ce désaccord n'est qu'apparent, car tous les chirurgiens présents sont de l'avis qu'il ne faut pas se livrer à de longues et dangereuses recherches dans la substance cérébrale qui, d'ailleurs, restent en général sans résultat. Et la si heureuse et si lumineuse formule de Guinard « DANS LES PLAIES PÉNÉTRANTES DU CRANE, LE TRAJET C'EST TOUT, LA BALLE N’EST RIEN » a rallié tous les suffrages.
Il nous reste à savoir quel est l'avis de la Société de
(1) Moxon. Bull. el Mém. de la Soc.de Chir., 1900, p. 999.