Orifice d'entrée. 2. Orilice de sortie
brale du volume d’un petit œuf, en bouillie, Régularisation des bords de la plaie dure-mérienne. Mèches imbibées de sérum.
Avivement et suture de la plaie de l'orifice de sortie du lambeau. Badigeonnage à la teinture d'iode.
Hémostase et suture du lambeau, avec une fente pour la sortie des mèches.
Pendant toute la durée de l'opération, j'ai fait verser sur la substance cérébrale un filet de sérum à 37° C.
Durée 30’. Ether, 80 centimètres cubes.
Suites. — Simples. Après l'opération, le pouls bat à 85, plutôt petit. Injection de 500 centimètres cubes de sérum physiologique adrénaliné.
L'opération a eu lieu à 3 heures de l'après-midi. Pendant toute la soirée et la nuit, le malade est agité et cherche à enlever son pansement. J'ai été obligé de lui faire attacher les mains. Il urine sous lui.
La température, le soir, est de 37° 6. Le pouls à 80.
Compresses humides chaudes sur les paupières; le pansement en est préservé par un morceau de taffetas gommé.
13 février, matin. — Température 37° 3. Pouls à 75.
Le blessé est plus éveillé. Il dit son nom, il donne la main, il arrive à porter le verre à sa bouche, mais avec difficulté et avec l’aide de l’infirmier. Il a demandé l’urinal et il a uriné.
Soir. — Température 37°4. Pouls à 75, lent et bien frappé.
Dans la journée, il a été un peu agité, et réclame constam ment à boire. Toutefois, 1l nous décrit ce soir l'endroit où il a été blessé, mais il ne peut nous dire ni à quel jour ni à quelle heure. L'æœdème des paupières a légèrement diminué.
14 février. — Température 37°. Pouls à 70. Très grande amélioration. Il parle avec beaucoup plus de précision ; les mouvements sont plus sûrs, mais il se fatigue très vile. OŒdème palpébral diminué, mais il ne peut pas encore ouvrir les yeux.
Soir. — Température 37° 2. Pouls à 73. Même état. Il ne perd plus ses urines. Lavement purgatif.
15 février. — Température 37° 1. Pouls à 70. Très amélioré depuis hier. Il s’asseoit tout seul dans son lit. Il peut boire sans se faire aider. Il réclame ses effets dont il nous donne l'inventaire exact.
Pansement. — Les compresses sont trempées de sang. Il y a eu un écoulement assez abondant. Pas d'infection.
Ablation des mèches cérébrales. Elles amènent des débris
de substance cérébrale. Introduction de: nouvelles: mèches imbibées de sérum.
Soir. — Température 36° 9. Pouls à 70.
16-25 février. — Amélioration très rapide. Les mèches ont été définitivement enlevées le 17.
26 février. — Le blessé se lève et marche depuis le 23 février. Les plaies sont cicatrisées.
L'œdème des paupières a presque complètement sr et Il se plaint de voir un peu trouble, mais beaucoup plus elairerement qu'il y a 6 jours.
Les réflexes pupillaires sont normaux. Il n'y à aucune lésion oculaire appréciable à l'examen simple.
[l'est évacué le 26 février.
Observation II (personnelle).
Plaie pénétrante du crâne de la région frontale avec sortre du projectile: — Trépanation. — Guérison.
Ambulance 11 B. Emin Aga.
Kourb..…., Th...,25 ans. 8° Régiment d'infanterie. 8° compagnie.
[Il est transporté dans mon ambulance le 20 février 1913, 2 jours après le traumatisme dans un état comateux..
Il répond à peine à nos questions. Les paupières sont très tuméfiées et noires, surtout du côté droit. Nous arrivons péniblement à ouvrir les paupières el nous constatons une vaste ecchymose sous-conjonctivale à droite. La pupille droite. est légèrement dilatée el paresseuse à la lumière. À gauche, Île réflexe à la lumière est normal.
- L'orifice d'entrée de la balle se trouve à 2 travers de doigt de la queue du sourcil gauche, un peu au-dessus du rebord supérieur de l'orbite. Il est circulaire, à bords irréguliers et mesure 8 millimètres environ. Il s'écoule du sang noirâtre sans substance cérébrale.
L'orifice de sortie est à 1 centimètre au-dessus du milieu du rebord orbitaire supérieur du côté gauche. Il est irrégulier, étoilé, et donne issue à du sang caillé et noirâtre en petite quantité.
Le blessé a été transporté vers 1 heure du matin; comme j'ai de nombreux blessés à voir qui nous sont arrivés par le même convoi, je badigeonne la plaie à la teinture d'iode, je le panse et je remets l'examen au lendemain.
À ce moment, la tempéraiure est de 37°2. Le pouls lent el fort bat à 58. Respiration stertoreuse, 12 par minute.
21 février. — Pendant la nuit, le blessé a été extrêmement agité. À plusieurs reprises, les infirmiers ont été obligés de l'attacher dans son brancard, et vers 7 heures du matin, je lui administre 1 centimètre cube d’héroïne à 1 p. 100.
A 2 heures de l'après-midi, le blessé dort encore. La respiration est moins stertoreuse et plus fréquente (20 par minute }; le pouls meilleur bat à 70, la température à 37°4. Il n'y à aucune trace de paralysie.
Les réflexes sont un peu plus fortes que normalement. Il n'y a pas de Babinski, ni trépidation épileptoïde.
Une ponction lombaire montre que le liquide est en hypertension, s'écoule en jet et est franchement hémorragique. Je retire 25 centimètres cubes, et pourtant le liquide continue à former encore un jet continu, mais bien moins fort qu'au début. Ayant eu à déplorer une syncope très grave, mais non mortelle, chez un autre blessé, ayant une fracture de la base, par chute, et à qui j'avais retiré 40 centimètres cubes en une seule fois, j'ai retiré l'aiguille, quitte à revenir le lendemain.
22 février. — La nuit a élé de nouveau très mauvaise. Le blessé à été extrêmement agité. Il s’est levé deux fois traînant derrière lui le brancard sur lequel on l'avait attaché. Deux piqûres de 1 centimètre cube d'héroïne ne l’ont nullement calmé,
Vers l’aube, il retombe dans.le coma.
À 8 heures, la température est de 389, le pouls à 100, mou
et dépressible. 25 respirations profondes, stertoreuses entrecoupées de pauses irrégulières. 11 urine et défèque sous lui. 900 grammes de sérum physiologique adrénaliné. A 10 heures, le malade est transporté à la tente d'opérations. Intervention. — Pas d’anesthésie. Le malade ne proteste pas durant toute l’intervention.
En l'examinant attentivement, je sens sous la peau du front un enfoncement de l'os, avec mobilité de fragments que
Fig. 20. — Obs. Il.
l'hématome volumineux de la région frontale ne m avait pas permis de constater à son entrée.
Je confectionne un large lambeau cutané commençant à gauche, à 1 travers de doigt en dehors de l’orifice d’entrée, allant en haut jusqu’au milieu du front et se terminant à droite à 1 travers de doigt de l’orifice de sortie. Rusination de l'os.
La table interne du frontal est détruite, transformée en esquilles de formes et de dimensions variables. Les sinus
frontaux sont ouverts et remplis de caillots noirâtres et de débris de substance cérébrale.
Après neltoyage des sinus, je constate que leur paroi postérieure est également détruite. Deux esquilles, longues de 3 centimètres environ, sont enfoncées dans la dure-mère qui présente une ouverture linéaire horizontale longue de 5 centimètres environ, J'enlève avec une forte pince ces esquilles qui tiennent à l'os et j'élargis la brèche dure-mérienne. Sous celle-ci, je vois des caillots mélangés à de la substance cérébrale. Avec des petits tampons etsous un filet de sérum chaud, je retire Lout ce magma de caillots et de substance cérébrale; j'enlève en même temps quelques esquilles de petites dimensions. Je régularise les bords de la brêche osseuse, qui mesure à la fin de l'opération 7 centimètres de long sur 4 centimètres de large.
Je draîne la plaie cérébrale avec des mèches imbibées de sérum physiologique et je rabats et suture par dessus le lambeau cutané, après avoir avivé et suturé les orifices d’entrée et de sortie. Les mèches sortent par la partie médiane et supérieure du lambeau.
Suites. — Le soir. — Température 38, pouls 95, mieux frappé que ce matin. La respiralion est moins stertoreuse et ne présente plus de pauses. Depuis l'intervention, le blessé dort tranquillemenL.
23 février. — La nuit a été tranquille. Il a demandé à boire el il a bu tout le contenu de son canard qu'il tient tout seul.
Le matin, température 37°5, pouls à 85, régulier, bien frappé. La respiralion est régulière el calme.
Il sort un peu de son coma. Quand je lui demande de me donner la main, il la lève et me la tend. Il arrive à saisir le verre el à le porter à sa bouche.
Il esten proie d'une soif ardente; depuis 2 heures, il a pris o verres d’eau el il en réclame toujours.
Soir. — Température 37° 6; pouls à 85. Il a dit son nom à Pnfirmier et l'intelligence devient de plus en plus lucide.
Les paupières sont un peu moins enflées. Il voit bien de l'œil gauche, mais très trouble de l'œil droit.
Il ne perd plus ses urines, ni les matières.
24 février. — Nuit très calme.
Le matin, température 37°; pouls à 72, régulier.
Le blessé est très amélioré. Je le trouve causant avec son infirmier à qui il essaye de raconter comment il s’est blessé, mais ses souvenirs sont encore très confus.
Pansement. — Le pansement est trempé de sang. La plaie
est en bonne voie. Je ne touche pas aux mèches cérébrales et me contente à changer les compresses après badigeonnages à la teinture d’iode.
Soir. — Température 37°; pouls à 70.
25 février. — Température 360 9; pouls à 65.
Bonne nuit. Le blessé est complètement lucide; l'œdème de la paupière à gauche est presque disparu. Il persiste à droite, mais il voit moins trouble de l'œil droit.
Pansement. — Ablation des mèches cérébrales qui ramènent un peu de substance cérébrale. J'introduis une seule mèche imbibée de sérum.
Soir. — Température 36°8; pouls à 65. Bon état. Il s'alimente.
26 février à 3 mars. — L'amélioration a été régulière et rapide. Le malade s’est assis dans son lit le 27 février. Il a pu se lever le 1% mars.
Il est évacué le 4 mars sur Philippias, la plaie parfaitement cicatrisée et l'intelligence en parfait élat. La vision du côté de l'œil droit est encore un peu trouble.
CORYLIOS (M
Observation III (personnelle).
Plaie du crâne, la balle ayant pénétré par l'œil droit. — Exophtalmie et suppuration du bulbe oculaire et de l'orbite. — Méningile. — Enucléation de l'œil. — Trépanation. — Guérison.
Ambulance 11 B. Emin Aga.
Bour.... G., 17° régiment d'infanterie, 8 compagnie.
Il est transporté dans mon ambulance le 17 janvier 1913.
Il ne peut nous donner des détails précis sur la date de son traumatisme. Il semble que celui-ci remonte à 4 ou 5 jours. Il nous dit seulement que, se trouvant dans une tranchée, il a voulu se lever pour se porter en avant, dans une autre tranchée; et soudain il est tombé sur un amas de pierres. Il ne sait pas s’il a été blessé par une balle ou par sa chute sur les cailloux.
Examen du malade. — L'œil droit saille en avant, en exophtalmie très marquée, presque luxé en dehors de la cavité orbilaire. Volumineux, tendu, opaque et immobile. Il est manifestement atteint de panophtalmie. Du pus sourd en bas d'une petite plaie située sur la paupière inférieure.
Le blessé est très agité; température 39%; pouls à 115.
Il n'y a pas de paralysie. Mais raideur de la nuque avec opisthotonos, signe de Kernig, exagéralion des réflexes, ventre contracté, vomissements, agitation.
En somme, signes de méningite avec suppuration intraoculaire et orbitaire.
Examen de la plaie. — À la paupière inférieure, au ras du milieu du rebord orbitaire inférieur, petite plaie linéaire, ne dépassant pas 5 millimètres, à peine visible à cause du gonflement énorme des paupières; il en sourd du pus quand on presse sur le globe exorbité. Il n'existe aucune autre trace de traumatisme.
Ponetion lombaire. — Liquide hypertendu, légèrement hémorragique, trouble.
Devant cet ensemble symptômatique, le diagnostic le plus probable est : plaie du globe oculaire par balle dirigée de bas en haut, avec fracture de la paroi supérieure de l'orbite, ouverture de la dure-mère, suppuration du globe oculaire et méningite.
Fig. 21. — Obs. INT.
La flèche indique la direction de Ja halle.
Intervention.
Anesthésie à l’éther.
1° Enucléation de l'œil droit.
L’orbite suppure abondamment.
A la paroi supérieure et à la réunion de ses deux tiers antérieurs et du tiers postérieur, orifice circulaire avec fracture de l'os sus-jacent. Il en sort du sang mélangé à du pus.
® Incision cutanée suivant le rebord supérieur de lorbite.
Décollement du périoste. La paroi supérieure est fracturée ; des esquilles pénètrent dans la dure-mère.
Ablation des esquilles et élargissement de la brèche. Le doigt introduit doucement sent quelques esquilles que j'enlève à l’aide d’une pince. Je ne sens pas la balle.
La substance cérébrale est ramollie, et pendant l'opérationt il s’en écoule une bonne cuillerée mélangée à des caillots et du pus.
Je badigeonne l'orbite à la teinture d’iode et bourre de gaze iodoformée.
Mèche imbibée de sérum dans la plaie cérébrale et autour.
Grand pansement humide sur les paupières.
Suites. — 18 janvier. — Matin, température 3%; pouls à 115.
Pendant la nuit, il a été très agité. La température est montée à 40° vers 1 heure du matin.
Rétention d'urine. Délire violent.
Pourtant, intervalles de lucidité pendant lesquels il se plaint d'une atroce céphalée.
Pansement. — Suppuration orbitaire abondante. Avant de toucher aux mèches cérébrales, je fais un lavage de l'orbite à la solution iodo-iodurée faible et je rebourre de nouveau avec des gazes iodoformées.
Avec deux écarteurs, je tasse en bas ce pansement et enlève les mèches cérébrales. Elles sortent tachées de sang légèrement purulent et de substance cérébrale. Nouvelles mèches imbibées de sérum alcoolisé à 5 p. 100.
Ponction lombaire. — Liquide hypertendu, légèrement rosé, un peu trouble. J'en retire 20 centimètres cubes, et jy injecte 5 cenlimètres cubes d’électrargol isotonique Clin.
Soir. — Température 3%; pouls à 110. Légère amélioration.
Il est moins agité; la raideur de la nuque un peu moins marquée. :
19 janvier. — Température 38°; pouls à 105.
Très amélioré depuis hier. La nuit, relativement bonne.
Il est très éveillé ce matin. Il répond correctement aux questions, mais il ne se souvient pas de son accident. Il est très étonné de se trouver dans l’ambulance.
Pansement. — Suppuration de l'orbite diminuée. Lavage à la solution iodo-iodurée, badigeonnage à la teinture d'iode, gazes iodoformées.
Mèches cérébrales beaucoup plus propres qu’hier.
Ponction lombaire. — Liquide à peine rosé et beaucoup moins trouble qu'hier. |
Hypertension moins forte; il s'écoule goutte à goutte après avoir retiré 10 centimètres cubes. Injection de 5 centimètres cubes d’électrargol isotonique Clin.
La ponction lombaire calme la céphalée pendant plusieurs heures.
Soir. — Température 38°; pouls à 95.
La rétention d’urine a disparu.
Lavement évacuateur ayant amené une énorme quantité de matières. j
Le ventre est moins contracté.
20 janvier. — Température 37°2; pouls à 85.
Amélioration. Raideur de la nuque-très diminuée. La céphalée est beaucoup moins vive qu'hier. Il parle correctement, mais l’amnésie sur tout ce qui a suivi etimmédiatement précédé son traumatisme persiste toujours.
Il s’asseoit dans son lit.
L'œdème des paupières est très diminué.
Pansement. — Comme hier. La suppuration orbitaire est presque tarie. Les mèches cérébrales sont presque propres.
20 février, à 5 heures.— L'amélioration continue. Ablation définitive des mèches cérébrales le 3 février, après en avoir graduellement diminué le nombre et le volume.
Cavité orbitaire bourgeonne activement et ne suppure plus
Tous les signes de méningite ont disparu.
Le blessé se lève et marche depuis le 2 février.
Il est évacué le 5 février.
Observation IV (personnelle).
Plaie par balle du maxillaire supérieur avec pénétration de la balle dans l'orbite, destruction de l'œil, enfoncement probable du plafond de l'orbite el plaie du cerveau. — Intervenlion. — Guérison sans énucléation de l'œil.
Ambulauce 11 B. Emin Aga.
Rouss..….. Jean, 24 ans. Régiment crétois, 12° compagnie.
Il est transporté dans mon ambulance le 16 janvier 1913.
Histoire. — Il y a trois jours, il a été blessé aux avant-postes. Son frère l’a immédiatement pansé avec son pansement individuel. 2° pansement dans l'ambulance de son régiment.
Aussitôt blessé, il a perdu connaissance. Il est resté dans cet état pendant 24 heures environ.
A son entrée dans mon ambulance, il se plaint de douleurs très fortes à la moitié droite de la face, et à l'œil du même cÔLé.
Examen .— L'état général est assez bon. Ilrépond bien à mes questions. À mnésie en ce qui Concerne son traumalisme.
Pas de paralysie des membres.
Réflexes tendineux (rotulien et achilléen) un peu plus forts à gauche, Pas de trépidation épileptoïde; ni Babinski, ni Oppenheim.
Pas de paralysie du facial.
Examen de la plaie. Orifice d'entrée. — Au niveau de la lèvre supérieure, à un travers de doigt à droite de la ligne médiane, la lèvre est déchirée sur une longueur de 4 centimètres. Destruction du bord alvéolaire droit du maxillaire supérieur el brèche de 3 centimètres sur la voûte palatine, Toute la figure est enflée, surtout à droite. La bouche est entr'ouverte, et les paupières enflées et noires; l'écoulement continu de salive sanguinolente, et la plaie profonde du maxil-
laire supérieur donnent à ce blessé un aspect vraiment horrible.
Le doigt entre facilement dans la brèche osseuse et pénètre dans la cavité du sinus maxillaire qui est remplie de caillots, d’esquilles et de fragments de dents.
Les paupières de l'œil droit sont très œdématiées et noires. En les ouvrant, on voit la conjonctive ecchymosée, noire. La cornée est trouble. Les mouvements du globe se font bien. La pupille dilatée ne réagit pas à la lumière. La vue est complètement abolie.
Il y a insensibilité absolue sur tout le territoire du nerf maxillaire supérieur.
Ponclion lombaire. — Liquide légèrement hypertendu, légèrement hémorragique. J'en retire 10 centimètres cubes.
Température 37° 4 Pouls à 90.
Intervention. — Anésthésie locale (novocaïne-adénaline).
Régularisation des bords de la plaie osseuse à la pincegouge. Nettoyage du sinus maxillaire de caillots et de nombreuses esquilles.
Lavage à la solution iodo-iodurée.
Au doigt, nous trouvons un orifice circulaire vers le milieu de l’aire du toit du sinus (plancher de l'orbite).
Ne sentant pas niesquilles, ni corps étranger, je ne prolonge pas mon examen.
Badigeonnage du sinus à la teinture d'iode.
J'introduis une mèche iodoformée dans le trou du plancher de l'orbite et la fais sorir par la brèche du bord alvéolaire. Mèches dans les issus.
Suture de la lèvre.
Lavage dela bouchetoutes les deux heures à l’eau oxygénée.
Suiles. — Des plus simples.
L'œdème des paupières a rapidement cédé aux applications chaudes. Pommade iodoformée sur la conjonctive. La vue est définitivement perdue. La cornée reste toujours trouble, et la pupille insensible à la lumière.