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L'ALLEMAGNE EXPLIQUÉE PAR LA FRANCE

27 mars 1849.

Pour avoir une idée nette de la lutte politique en Allemagne, du rôle qu'y jouent les partis et les individus, il suffit presque de bien observer ce qui se passe en France.

La révolution de Février a fait éclore les révolutions allemandes. Toutes les fois qu'il y a eu du mouvement au quartier-général de la révolution, à Paris, les avant-gardes de la grande armée révolutionnaire se sont mises en mouvement à Francfort, à Vienne et à Berlin.

La réaction, triomphante à Paris le 15 mai \ recevait de

1 M. de Lamartine a dit au procès de Bourges à propos du 15 mai: «L'étranger a joué un grand rôle dans cette affaire; les sociétés populaires de Oacovie et de Varsovie avaient dès le commencement de mai envoyé des organes dans tous les clubs de Paris pour contraindre la France à faire la guerre contre son véritable intérêt.» Or, à Oacovie, il n'y avait plus qu'une ombre de liberté, et il fallait toute la légèreté historique de M. de Lamartine pour parler de sociétés populaires à Varsovie sous Nicolas! Dans sa haine contre las Polonais, qu'il a appelés nation asiatique, race nomade, mamelouks du nord, M. de Lamartine exagère leur influence à Paris en 1818. Accueillis avec des promesses que leur prodiguait la bonne volonté populaire, c'est pour faire leurs adieux que la plupart du temps il leur arrivait de prendre publiquement la parole, et ceux d'entre eux qui restaient afin de rappeler leur patrie à la France étaient, est-il besoin de le dire, perdus dans le grand océan parisien. Or, à entendre M. de Lamartine, «les réfugiés polonais remuaient jusqu'au délire la population de Paris. > M. de Lamartine pousse la dérision jusqu'à affirmer «qu'il se servaient des subsides de la France pour l'agiter et l'entraîner à des émeutes et à des anarchies.!

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l'Allemagne le bulletin des victoires remportées le môme jour par la réaction d'Outre-Rhin.

Or, ce subside a été calculé avec une si rigoureuse parcimonie, qu'il ne suffit pas au plus chétif entretien des individus qui le reçoivent, et, en 1848, ce peuple, qui venait de dédaigner les richesses d'un roi, aurait obéi à l'appât de quelques milliers de francs! «Les Polonais, dit ailleurs M. de Lamartine, sont le ferment de l'Europe, ils sont l'armée révolutionnaire du continent. Tout leur est patrie pourvu qu'ils l'agitent Ils menaçaient le gouvernement. Déclarer pour eux la guerre à la Prusse, à l'Autriohe et à la Russie, c'était une croisade pour conquérir un sépulcre. La leur refuser, c'était s'exposer aux impopularités et aux séditions en leur faveur. •

M. de Lamartine trouva un biais pour sortir de ce dilemme. Il répondit à une députation polonaise sur la place de Grève: <La république reçoit comme un heureux augure l'hommage de votre adhésion. Je n'ai pas besoin de vous dire ses sentiments pour les fils de la Pologne. Oui, depuis vos derniers désastres, la Pologne n'a pas été seulement un reproche, elle a été un remords vivant debout au milieu de l'Europe. La France ne vous doit pas seulement des vœux et des larmes, elle vous doit un appui moral et éventuel en retour de ce sang polonais que vous avez versé pendant nos grandes guerres sur tous les champs de bataille de l'Europe. La France vous rendra ce qu'elle vous doit, soyez-en sûrs, et rapportez- vous-en au cœur de 36 millions de Français.! A cette phraséologie, bornons-nous à répondre en citant deux lignes de M. de Lamartine: «Les vœux d'un grand peuple sont des dérisions quand ils ne sont qu'une voix sans geste.»

Non, la Pologne le 15 mai ne fut pas un prétexte. M. de Lamartine avoue que «ce nom signifiait pour le peuple oppression d'une race humaine et vengeance de la tyrannie.» C'est un honneur acquis au peuple français qu'il s'est levé sous une inspiration chrétienne, qu'il a songé d'abord au salut d'une nation sœur, et s'il s'y mêlait d'autres désirs, le désir d'une guerre à la Russie les primait ce jour-là. Barbés, que M. de Lamartine appelle un Spartacus sorti des cachots, et qu'il compare «à la statue de l'esclave vengeur,» mais auquel il reconnaît d'accent du soldat et la foi du martyr,» en voulant contraindre l'Assemblée à faire suivre ses déclamations d'actes généreux, méritait bien de l'humanité.

Si nous nous sommes étendus sur M. de Lamartine, c'est qu'il a été le mauvais génie de la révolution de 1848. Le peuple crut rencontrer en lui une âme poétique, quand l'àme seule manquait à cet admirable int-

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La diplomatie, dans cette coïncidence de mouvements révolutionnaires, ne voyait que le résultat des efforts des clubs et des sociétés secrètes. Mais nous, nous pouvons affirmer, sans crainte d'être démentis, que les plus actifs, les plus puissants des clubistes, sont bien loin de s'attribuer une influence aussi étendue. L'histoire prouvera (déjà les événements le prouvent) que c'est, au contraire la réaction qui, constituée depuis longtemps comme un vaste club, comme une société secrète, n'a cessé jusque aujourd'hui d'agir, sur tous les points de l'Europe, d'après un plan savamment combiné par ses chefs mystérieux.

tr ument; il orut au républicanisme de ce louangeur des Girondins, qui n'en gardait pas moins ses préjugés d'ancien garde du corps de Louis XVIII. M. de Lamartine jeta à la foule des périodes sonores et l'endormit jusqu'à l'heure où d'autres la remirent sous le joug. Il recula ainsi cette rénovation européenne dont le 24 février semblait le précurseur. Nous terminerons par une citation emprunté au poète anonyme de la Pologne, qui, en 1847, devinant, à la lecture de quelques mots mal sonnants pour les Polonais de l'Histoire des Girondins, la discordance qui existait chez l'auteur entre Y être et le paraître, écrivait à M. de Lamartine: «La Pologne a pu réussir pendant longtemps à détourner le fer de l'Asie dirigé contre le cœur de la civilisation de l'Occident, mais elle ne peut empêcher ce cœur de s'avilir lui-môme si telle est, comme vous aimez aie répéter souvent, la destinée! Vous employez ce mot de préférence à celui de la Providence : c'est un excellent mot pour servir d'excuse à toutes les lâchetés humaines! Mais je suis plus chrétien. J'ai 1847 ans de christianisme dans l'âme, cela me fait espérer que le principe russo-asiatique ne parviendra jamais à attirer dans ses pièges toute une grande nation ni môme à oorrompre sans ressource cette faible minorité de citoyens que le sort a voulu infliger comme une punition à la France en les lui donnant pour représentants à cette phase du dix-neuvième siècle.»

Tandis que la réaction l'emportait le 15 mai à Paris, ce môme jour le roi de Naples proscrivait son parlement; le 17 mai, l'empereur Ferdinand se retirait de Vienne à Inspruck ; partout l'ancien régime relevait la tête et commençait à reprendre pied à pied le terrain qu'il avait d'abord perdu. (Note de V éditeur.)

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Il y a tel réactionnaire qui, semblable à un adepte du tribunal des Francs-Juges, vit dans la solitude, se cache sous le masque de l'anonyme, et signe des arrêts qui, à peine lancés, sont exécutés par toute l'Europe. Le prince de Metternich, le solitaire de Londres, élabore des plans pour le cabinet de Pétersbourg, la princesse de Liéven les communique à M. Guizot, et des entremetteurs secrets de bas étage, dans le genre de Klingwort, sont chargés de les insinuer efficacement auprès du ministère français.

Les fils de cette trame de club réacteur nous échappent par leur subtiltté arachnéenne. Le parti populaire n'a pas de police ni d'espions, il n'en a pas même besoin; il lui suffit de voir ce qui se produit au grand jour pour deviner ce qui doit se tisser dans ces ténèbres.

Or, nous ne voyons en Allemagne, au grand jour, que la reproduction fidèle des faits dont nous sommes ici témoins j depuis février.

L'action et la réaction, les hommes et les partis, nous y apparaissent semblables en tout à nos vieilles connaissances politique de droite et de gauche à Paris, bien que ce soit à l'étranger sous d'autres noms et dans de plus larges proportions. Le rôle qu'ont joué et que jouent encore ici les ministres, là-bas ce sont les rois qui le remplissent. Les fractions de l'Assemblée sont représentées en Allemagne par les villes libres de l'empire, par les principautés et les royaumes.

Qu'est-ce donc que cette diète de Francfort, 1 sinon notre majorité parlementaire, recrutée parmi les anciens libéraux et appuyée des monarchistes soi-disant convertis au républi-

1 Le 27 juillet 1848 l'Assemblée de Francfort rejeta à la majorité de 331 voix contre 101 une proposition de M. Schaffrath ainsi conçue: d'Assemblée déclare que le partage de la Pologne a été une injustice ignominieuse, elle reconnaît que c'est un devoir sacré pour le peuple allemand de prêter son concours au rétablissement d'une Pologne indépendante.» {Noie de V éditeur).

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canisme. L'empereur d'Autriche ne fait que continuer un rôle trop connu; c'est le Barrot couronné de l'Europe. Après avoir défendu jusqu'au bout le vieux régime de Ferdinand, ce qui équivaut à la régence orléaniste, il se résigne aux nécessités du constitutionnalisme démocratique, à condition de fermer les clubs.

Les clubs, en langue impériale, ce sont les chambres de Kremsier, la diète de Hongrie, celle d'Agram, les États de Léopol, la Lipa slotvanska (association slave), de Prague, et tous les petits États nationaux des provinces danubiennes. Le jeune empereur ne sévit, comme on le voit, que contre les clubs et les associations.

La situation et le caractère d'activité politiques du roi de Prusse en Allemagne nous semble être du môme genre, et avoir le même point de départ que la ligne de M. Thiers *.

1 Thiers, né à Marseille le 16 avril 1797, rédacteur du National sous la Restauration, député et ami du ministre Laffitte après 1830, ne parlait que de passer le Rhin et les Alpes, de sauver la Pologne, de délivrer la Belgique et l'Italie. Mais Laffitte tomba du pouvoir. Thiers soutint aussitôt Casimir Périer, s'opposa à la réunion de la Belgique à la France, défendit l'hérédité de la pairie et tenta de justifier l'abandon de la Pologne. Après la mort de Casimir Périer, il fut nommé ministre le 11 octobre 1832. Il acheta la trahison de Deutz, qui lui livra la duohesse de Berry, et promulgua, en 1835, les lois de septembre, les plus restrictives de la liberté de la presse. En 1840, son agitation impuissante n'aboutit qu'à faire exclure la France du concert européen. Il tomba alors définitivement du pouvoir pour rentrer dans l'opposition. Au lendemain du 24 février, il fut l'un des meneurs de l'orléanisme, et, sous Napoléon III, les élections ont porté au Corps législatif comme un épouvantail pour l'Empire cette personnification des vices qui ont amené la chute du gouvernement de la bourgeoisie. Quand Napoléon III fut complètement dérouté, ce fut les avis de M. Thiers qu'il sollicita. Le gouvernement de la défense nationale en 1870 suivit ses indications et lui confia le soin de plaider sa cause devant les cabinets de l'Europe. M. Thiers fit prévaloir l'idée qu'il suffisait de durer un peu et de donner le temps aux gouvernements étrangers d'intervenir. La France répéta alors les

Frédéric-Guillaume, comme M. Thiers, jusqu'à l'avéne* ment de la République, a eu, sous le régime allemand déchu, des velléités révolutionnaires. Il s'est séparé du principe gouvernemental germanique avant l'explosion de la Révolution; il s'est rallié le premier au principe populaire, devenu pouvoir à Berlin. De môme que M. Thiers compte bien revenir aux affaires, de même aussi Frédéric-Guillaume espère ressaisir sous peu le pouvoir en Allemagne.

Quant aux rois de Bavière, de Wurtemberg, de Saxe, et aux autres princes souverains, ils jouent au-delà du Rhin le rôle secondaire que jouent en France les Dupin 1 ,

errements de la Pologne en 1831; elle aussi n'obtint de l'Europe que de l'eau bénite de cour, et bientôt on vit des élections où les candidats qui offraient le plus de garantie qu'ils ne refuseraient rien à l'étranger furent choisis de préférence. M. Thiers poussa la France à ne pas résister davantage,quoiqu'elle disposât encore d'immenses ressources, à souscrire à un premier démembrement et à ajouter une rançon de oinq milliards à la cession de deux provinces. Et il fut proclamé libérateur d'un territoire dont l'intégrité venait d'être entamée. Il tourna le dos à la dynastie des d'Orléans, qui le regardait comme sien, liquida en homme d'affaires habile les dettes de la guerre et aida à la fondation de cette troisième République qui remplace par des expédients tous les grandi principes d'autrefois et, fière de son nom, s'aveugle elle-même sur les contradictions flagrantes de sa politique et sur leurs conséquences.

(Note de l'éditeur.)

1 Dupin aine fut président de la Chambre des députés, puis de l'Assemblée législative, et enfin procureur général à la Cour de cassation. Au moyen de la formule: cMon pays avant tout.» il fut tout entier à chacun des gouvernements qui se sont succédé en France pendant sa longue carrière. Il eut un frère, avocat de talent et homme de plaisirs, qui mourut en 1840; un autre frère, qui rédigeait, après Waterloo, un programme d'une pompe funèbre à célébrer en V honneur des guerriers français morts pour la défense de la patrie, était ensuite nommé baron par Louis XVIII, devenait sous Louis-Philippe le défenseur appointé de l'esclavage, et, sous le second Empire, sénateur.

Ces trois grands cumuleurs d'emplois et de serments se croyaient

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les Fould *, les Bugeaud*, les Denjoy 8 , et les Sénard 4 . Lorsqu'il s'agit de l'Allemagne, il semble au premier coup d'œil qu'il n'y ait pas lieu de parler du pape. Il y a pourtant en Allemagne un grand parti politique, dont on ne pourrait pas mieux définir la position et les tendances qu'en le comparant au légitimisme français.

Ce parti n'est pas positivement papiste; il n'est pas plus ascétique ni plus croyant que les légitimistes; l'Église, pour

modestement de nouveaux Gracques, et ils octroyèrent à leur mère l'épitaphe de Cornélie: t Ci-gît la mère des trois Dupin»!

(Note de l'éditeur )

1 Fould (Achille), Israélite protestant, député de la majorité sous M. Guizot, fut accusé d'avoir proposé au gouvernement provisoire, comme la plus fructueuse des combinaisons, la banqueroute. Plusieurs fois ministre sous Napoléon III, il essaya toujours de faire prévaloir en politique les vues étroites des boursiers. [Note de l'éditeur.)

* Bugeaud de la Piconnerie, maréchal et duc d'Isly, fut la grande épée du règne de Louis-Philippe. Il déploya la plus extrême rigueur dans la répression des insurrections de 1832 et de 1834, battit en Afrique Abd-el-Kader et les Marocains, et y inaugura ces razzias qui imprimèrent aux procédés de la plupart des généraux employés dans ces luttes ce caractère impitoyable dont Cavaignao et ses émules donnèrent tant de preuves à Paris. Bugeaud, dans les loisirs que lui laissait son commandement, s'adonna à l'élevage des bestiaux, à l'exploitation agricole, et défendit avec àpreté à la Chambre les intérêts des éleveurs et des grands propriétaires. Louis-Philippe lui retira à temps la direction de la force armée, pour lui éviter d'être le Marmont de 1848. Le choléra l'emporta un an après. (Note de l'éditeur.)

* Polynice Denjoy, préfet sous Louis-Philippe; dans la Constituante et la Législative, l'un des interrupteurs habituels de l'extrême droite, membre des plus actifs du comité de la rue de Poitiers, fut nommé con-

\ Miller d'État après le 2 décembre. [Note de V éditeur.)

* Sénard, avocat de Rouen, contribua en qualité de procureur général à comprimer l'insurrection de cette ville en 1848, présida l'Assemblée pendant les journées de juin, et organisa, comme ministre de l'intérieur, sous le général Cavaignac, les déportations en masse.

{Note de l'éditeur.)

lui, c'est l'ancien état de choses, c'est le bon vieux temps, c'est la cour, c'est la vie joyeuse de château, ce sont les loisirs pieux et artistiques. Tous les ennemis du mouvement en Europe sont sûrs de trouver un appui dans les hommes de ce parti. L'empereur Nicolas lui-môme, ennemi déclaré du catholicisme, compte sur eux.

Ainsi, l'Allemagne actuelle, sous sa double physionomie, nous est expliquée par la France du jour.

Il y cependant une différence entre les deux nations. L'Allemagne travaille à construire son unité; la France depuis longtemps a conquis la sienne.

27 mars.

Nous lisons dans la Gazette d'Auvergne, journal légitimiste:

«Il vient de paraître à Paris un nouveau journal intitulé: la Tribtme des Peuples.

«Cette tribune nous paraît avoir été ouverte aux ouvriers de la propagande démocratique, dont le centre fut jadis à Londres et Paris, et qui est parvenue à envelopper l'Europe dans un vaste réseau de révolutions. Pie IX avait rouvert les portes de l'Italie aux chefs les plus éminents de cette propagande infatigable; les émeutes qui ont éclaté dans plusieurs capitales en ont ramené beaucoup d'autres dans leur patrie; mais l'émigration polonaise est restée presque tout entière en France, où elle sert de point central aux opérations des frères et amis qui travaillent en Allemagne et en Italie à fonder la République universelle, que l'un d'eux, le fameux Heinzein, nous annonçait l'autre jour comme imminente. Sous le rapport de la forme, ce nouveau journal, qui compte parmi ses collaborateurs les plus fortes têtes de la république européenne, démocratique et sociale, sera certainement à la hauteur des meilleures publications que l'éla-

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ation de Vidée a enfantées; car, dans le langage des décrates, idée paraît signifier synthèse des doctrines révoonnaires. Mais la forme la plus éclatante a été donnée n souvent à de semblables travaux, sans pouvoir créer ni iplacer la vie. Personne n'a encore créée une âme et tant ) les hommes qui travaillent à l'émancipation des peuples, i fondation d'un ordre nouveau, n'auront pas recours à ni qui crée les âmes, pour le prier de vivifier les formes îvelles qu'ils rêvent, celles-ci resteront inanimées, matière rte, et les esprits audacieux qui cherchent à les adapter t peuples de l'Europe, n'aboutiront qu'à agrandir le doine du chaos.

«La lecture de la Tribune n'en est pas moins nécessaire à conque veut avoir une idée juste du grand mouvement ; préparent les apôtres de la démocratie. Dix numéros de journal, où les faits curieux abondent, nous en ont plus >ris sur les intentions véritables des auteurs de ce mounent, sur l'éloignement encore considérable du terme ils prétendent lui assigner, que tous les livres et toutes dissertations des idéologues modernes.»

Notre journal prouvera, par sa vie politique, qu'il n'espère en Celui qui orée les âmes, et non seulement les âmes, is toute existence, c'est-à-dire, pour parler avec plus de nchise que la Gazette d'Auvergne, qu'en Dieu, dont les iples demandent chaque jour que le règne arrive.

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