‹ La tribune moderne M. de ChateaubriandChapitre 28 sur 76 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

M. LE CHAT£AlFftAlA5D AU tîU NAflS. ~ DU SA AOCVEUE ÙIICRATION TT Dt JUCEVKKT QD'il E^ K>BTA PLU» TAEO. — DE» PUnClPr» COüSTlTt;TfO!«!C|.L» DÉVELOPPÉS DAES SOE EAPPOBT AU BOt LOUIS XVIll. — DE SA POLITIOLL A SOS BETOm E5 FBA»CE. — DE SA DISStDUACE AVEC M. DE l'OTtTAXES, FT DE SOX ACTIOX SLR LE PARTI BOTAltSTC COURTE PElXTi nF. DE CE Tflirs.

Quelle fut, pcndHiit le court intervalle d'incertitude, après la descente au golfe Juan, l’anxiété violente de M. de Cliateaubriand, il n’est besoin de le dire. Nul n'était alors plus engagé à la Restauration, bien qu'il ne fût pas au premier rang de sa confiance ou de ses honiicnrs. Il lui appartenait de date ancienne et de dévouement nouveau, d'amour-|)ropre littéraire et d’ambition politique. Il était à elle, de toute l’ardeur du récent écrit, dont il venait de la célébrer, autant qu’il maudissait Napoléon. Les douze ou quinze jours à passer, entre la première alarme et le fatal saiiir qui peut, furent donc un supplice pour lui : non qu’une crainte personnelle l'occupât', mais il souffrait dans les meilleurs sentiments de soir âme, la fidélité au malheur, l’amour de la justice et de la liberté, l’émulation et l’espérance du bien; il voyait, en un moment, scs présages démentis, son culte bafoué ; et il avait à trembler, non-seulement sur la perte, mais sur l’impuis-

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