I.A rimiUSE MÜÜEBNE
sance ol |iri.'!^i|uc la dc'gradntion de la cause (pi’il avait servie.
Cette ini|iuissaucc, il la partageail; et personne ne croira, comme il s’en flatta lui-même, qu'appelé au miiiislèrc, dans le désarroi de l'alilié de Monlesquiou, il eût rien changé à la catastrophe imminente. On n’élit pas un sauveur, au milieu du naufrage. Le duc de Fellre, se dévouant aux Bourhoiis et rappelé par eux au ministère de la guerre, le 12 mars 1815, ne retarda pas d'une étape la marche du Conquérant sur Paris. Des circulaires, ou des actes do M. de Chateaubriand n'eussent pas fait davantage; et les avis mêmes qu’il ouvrit et qu’il soutint fout moins regretter qu’il n’ait pas eu l'occasion d’agir.
On sait qu’en cfiet, dans un <le. ces conseils intimes et quelque peu tumultuaires tenus, soit chez M. le chancelier d',\mbray, soit aux Tuileries mêmes, M. de (ihateauhriand insista noii-seulemenl pour une défense matérielle , en dépit des défections successives de l'aiméc, mais pour une sorte de persistance sur le trône et une proteslatiou effective du Ilüi, attendant aux Tuileries, et dans la salle du trône, l'invasion de Pile d'Llhe. \ part même l’avantage fort douteux d'un tel moyen, la première objection était dans l'impossihdité d'y faire concourir ceux qui eu aiiraicut été les personnages expectants et j)assifs. M. de Chateaubriand suppose, dans ses Mémoires, que Louis XVIll fut frappé du projet et inclinait beaucoup a l'adopter. Louis XVlll, avec sa fine expérience des hommes, sentit bien qu'il n’avait pas Iwsoin de. repousser le premier une épreuve dont personne ne voudrait, et que le zèle de ses serviteurs pour lui-même et pour eux écartait unanimement. lien garda seulement souvenir, comme d'une idée, qui prouvait l’esprit peu pratique de l’éloquent tkrivain.
M. IlE CHATKAUBniAM).