I.A TnilîlM'; MODKnNK
La .seiilu ilillicullé qu’il eût à prévuir, eu efl'et, veiiail (le l'Aiiglelem;; cl celte ililTicull(i même étaii plul(jl une controverse d’amour-propre, une ivcriminalion d(î Iri- Ituiic qu’un obstacle direct, ou même une menace de guerre (doignée. Lvidemmenl, l’Angleterre, devant la déclaration unanime du ses alliés du. Cuntinenl, n’avait. pas à s’engager dans une défense armée de la Constitution des Corlés contre la France : elle ne voulait mettre à pareil jeu ni un régiment, ni un vaisseau de ligne anglais; et, sauf quelques souscriptions volontaires recueillies dans les cercles libéranx de Londres, elle n’avait nulle envie de fournir des subsides au (îouvornement obéré des Cortès.
Malgré sa jalouse délianee de tout ascendant poliliipie de la France sur l’Espagne, malgré sa rancune contre rancieiiuc union des deux Couronnes, elle ne pouvait recommencer contre Louis XVllI, en I8'iô, les guerres, soit de succession dynastiipie, soit de liberté, (ju’elle avait soutenues, en Espagne, contre Louis XIV cl contre Napoléon. Elle ne le pouvait surtout, quand la France avait maintenant de son c('dé l'opinion de toute l'Europe et de la meilleure partie de l'Espagne.
Il y avait donc ju.-tcssc d'esprit cl prévoyance fondée à compter pour peu les |>rotestations et les discours dn Ministère anglais, contre notre intervention eu Espagne, et à lui répondre, en pressant la lin de la guerre. Li seule représaillc, en effet, dont il paraissait menacer notre entreprise, était par elle-même trop inévitable, pour que notre abstention ail pu la prévenir. Si, en ellét, l'Angleterre, avec sa puissance et son babilelé, n’avall pas su, dans les dernières années du siècle précédent, arrêter l’émancipation de l’Amérique du Nord, l’Espagne à son (léclin, ruinée, tour à tour, par les excès et les impérities, soit du
M DK CIIATEAUBUIAND
l’ouvoir altsolii, soit îles Tacllons anarcliiquos. pouvail-elio iv|iien(lre cl conserver ses immenses Colonies de l'Améri<|ue méridionale? Une fois délacliées, n’élaient-clles pas irrévocablement perdues, à pari la promptitude plus ou moins grande des Etals européens à reconnailre l'indépendance de ces Colonies? Et, en fait, celle reconnaissance n’avail-elle pas commencé, dés l’origine de la guerre contre Napoléon? N’élail-elle |)as conlirmée par le redoublement d'affaires du commerce anglais avec ces vastes régions séparées de leur impuissante métropole?
I/Angleterrc avait, dès IHKI, saisi le dédommagement, qui lui était offert, en Amériipie, contre renvahissemenl français, en Espagne. Altcnlive à recueillir les premiers frnits du divorce colonial, p 'iidanl l’usurpation de Joseph, elle n’avait ces.sé de le seconder et de l’étendre, lorsque le prétexte en avait disparu. Après 1S14, tout en alVectant la neutralité, elle avait continué d'aider, par ses envois les insurgés du llexiqnc; et elle maintenait des consuls dans leurs villes, en meme temps que ses négociants leur vendaient des munitions et des armes.
la.'S nouveaux troubles de l’Espagne, les fautes et la défaite du ilespolisme de Ferdinand, les embarras et la faiblesse de l’Espagne divisée rendaient chaque jour plus définitive la sé|)aralion accomplie; et peu importait dé.sormais, à (|uclle date la diplomatie viendrait ratifier ce (|ue la force même ne pourrait plus changer.
A vrai dire, il y eut donc sur celte question des Colonies espagnoles, entre les gouvernements de France cl d’Angleterre, une lutte de parade, plutôt qu’un antagonisme sérieux. M. Canning exagéra beaucoup l'importance de son rôle, lorsqu’il se vanta, dans le Parlement, d'avoir appelé un nouveau monde à l'cxisleiice; et M. de Cbaleau-
briand était romanesque en politique, lorsqu’il sc proposait de finir et de lé>;itimer ce grand conflit de l'Amérique espagnole, en substituant à la république de Colombie, proclamée en 1819, des Monarchie.s constilutionnelles, sous quelques Bourbons transplantés.
C’était méconnaître la loi du temps, la force des choses et, en particulier, pour l’Amérique méridionale, ce mélange des races, celle puissance de l’élément indigène et demi-barbare qui la destinaient à de brusques cbangements de maîtres, à des révolutions réitérées, pour aboutir à des Républiques non libres, jusqu’au jour, où elle subira la loi de scs puissants voisins du Sud et du Nord.
Laissons l'historien du Congrès de Vérone projeter le contraire de cette invincible réalité; laissons-le se complaire dans un rèved’imagination, qu’il a poursuivi, comme une affaire sérieuse, et dont le succès n’aurait manqué, selon lui, (pie par l'obstination jalouse de M. Canning, et par une autre rivalité non moins fAcbeusc, dans l’intérieur du Cabinet français. M. de Chateaubriand se faisait illusion, je crois. Les grandes catastrophes, les mutations décisives ne tiennent pas à si peu; elles ont des causes générales et profondes. Le Brésil, même émancipé du Portugal, a pu garder sur le trône la maison de Dragancc, dont il avait été l’asile, quand elle fuyait de Lisbonne envahie. Mais (picl intérêt, un quelle croyance pouvait faire admettre aux habitants du Mexique et de Venezuela la Souveraineté de quebpics rejetons de cette inonarcbie espagnole, dont ils n’avaient senti le pouvoir que par les extorsions des gouverneurs qu’elle leur envoyait, et, depuis l'insurrection, par les cruautés atroces de Morillo et de quelques autres généraux monarchiques'.' Comment partir delà, pour établir, selon le plan deM. de Cbaleau-
H. UE CIIATEAUBRUND.
Li'ilind, soit au Pérou, soit au Cliili, et des Apalaclies aux Pampas deux ou trois grandes royautés constitutionnelles et bourboniennes, dans ce pays que devaient traverser si vile et la République de Bolivar et l'Empire d'Iturbide?
Oublions, comme l’a fait la fortune, cette part chimérique des négociations actives et des regrets de M. de Chateaubriand. Ce qu'il s’agissait d’acbever, cl ce qui fut possible en c’était la remise en liberté et le réta-
blissement royal de Ferdinand VII, sauf à donner à ce Prince, dans l’exercice de son Pouvoir, des règles et des barrières, dont il avait grand besoin, qui manquèrent, après lui, comme de son vivant, et dont le défaut entretient les stériles agitations de l’Espagne.
Mais, pour atteindre ce but, il aurait fallu d’abord inspirer l’esprit de modération et de justice à ceux qui naguère, trop faibles pour défendre Ferdinand VII, allaient abuser de la puis.sance qui Jui serait rendue. Le succès du Généralissime français, dans celle œuvre, ne fut pas heureux et vint promptement démentir son espérance. Entré en vainqueur dans Madrid, n’ayant à redouter, ni bataille rangée, ni soulèvement tumultuaire des campagnes, prévoyant •seulement une poursuite prolongée, pour atteindre les chefs de la révolution, dans le dernier refuge, où ils allaient se cantonner, avec le Roi, le Prince se hâta d’établir une Régence espagnole, au nom même de ce roi qu’il répiitait captif. Mais, cette Régence lui fut aussitôt un embarras, pour la guerre et pour la paix, ou plutôt pour cet ordre matériel, que doit établir au moins la Conquête. Pleine des passions du Roi, dont elle croyait servir la cause, la Régence ne rêva que périls et punitions. Elle 'remplit les prisons, ordonna des exils sans jugenient et décréta des ca-
I,A TRIIU'Nli MODEnM'.
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Icguries tle coupables. L'armée française semblait vfiiiic pour prêter main-forte à la pcrséciilion et assister aux vengeances du parti, rpic sa présence seule rendait vainqueur.
.M. de (Jbateaubriand surveillait de Paris la crise militaire, avec une sagacité vraiment remarquable. Par des questions bien faites à beaucoup d'bommes de guerre étrangers, ou français, il s’était rendu familiers tous les détails du blocus de Cadix, même pendant l’invasioii impériale, sous le commandement du marécbal Victor, dont l’armée, alors trop affaiblie par le rap|>el d’une de ses divisions sur un autre point, avait échoué. .Mais Cadix, alors, avec l’ardeur d’une résistance iialionale, avait dans ses murs trente mille braves .«oldats, et des vaisseaux de ligue anglais, des chaloupes eauonuières, pour défendre ses abords. Aujourd’hui, sa garnison était faihle et divisée; et |>eu de trou|»es mal équipées, devaient garder l'ile de Léon et le Trocadéro, avec les bons avis, mais sans un coup de canon des .Anglais. Il suflisait d’emporter le Trocadéro, pour séparer Cadix de l’ile de Léon; et, maître une fois de cette île, ou bombardait Cadix; et Cadix bombardé se remlait. Lu insistant sur ces points avec une vigueur précise et teclmique, le .Ministre redoublait de promesses flatteuses, |iour e.vciter l’émuialiou du général Cuilleminor. .Mais, à ce moment même, il avait commis la faute grave d’annuler riiouorahle mesure, (|u'on avait nommée rordounanee il'Aiidiijur.
Le duc d .Angoulémc, eu efl’et, nu moment où il marchait sur Cadix, voyant les persécutions tyranniques (jue multipliait la Itégence royaliste installée par lui-même, avait sagement subordonné à ses chefs de corps et à sa projire autorité les actes de cette Ilégeuce. Par là, et pour un
M. DK OIIATK.U'IlltlAMi.
lüiii|»s du moins, l'invasion française redevenail ce (ju’elle avait besoin d'clru, é(|iiitableel |)roteclriee ; mais le royalisme d'émifiration, en Es|)agne, eonuiie en l'raneo, le parti des hommes violents, après la victoire, protesta contre celte modération du Prince. Les délations el les rigueurs s'accrurent; el la lléyenee de Madrid parut un tribunal d'iiKjuisiliou, en intelligence avec la populace. M. debliatenubriand eut le tort de céiler, sur ce point, à une exagération de parti et de réclamer lui-même contre la trop faible barrière, ipie le bon sens de Vetal-mnjor français opposait à la Hégence de Madri<l. I.e Prince ne sut pas se réserver le mérite et les avantages de ce <|u'il avait fait. I/ordonnance d'Andujar, interprétée, réduite à rien par des circulaires, ne couvrit personne; et, grâce à cette faiblesse, le despotisme absurde et persécuteur de Ferdinand Vil se trouva rétabli sons nos auspices cl au nom de ce malencontreux monar(|ue, avant que lui-même fût remis en liberté, pour y venir présider.
Mais cette faute, dont les consé(|uences furent senties plus tard, n’ariéla j)as d'abord le cours des événements. .M.iilresse du Trocadéro, l'armée française enleva biontôl, par le point même, qu’avait indiqué M. de (diateaubriaiid, file de Léon, faiblement défendue; el celle position occupée, en découvrant Cadix, permit aux chaloupes canonnières françaises d’en hâter le bombardement. Un armistice alors fut demandé, au nom même du roi Ferdinand. Mais le me.ssage était porté ]>ar un Espagnol, ancien aide de camp du duc de Wellington.
I,e duc d’.Angoulêmc refusa d • recevoir ce message; el, le l" octobre IHiiô, six mois après l'invasion commenrée, tout ce grand ell'ort de révolution et de liberté ;iboutissait à une Capitulation qui remettait, aux mains des Français
LA riUBUNE HODËUNE.
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la ville de Cadix cl le roi Ferdinand. Ce fui oslensiblemcnt le plus grand jour de Iriomphe, qu’ait eu la Reslauralion des Bourbons. Ferdinand VII, avec sa famille, sorUint libre des mains de ceux, dont il était depuis deux ans l'humble captif et l'approbateur apparent, allait reprendre, sans condition, sans obstacle, ce Pouvoir absolu qu’il avait déjà si mal employé, et que son àme méchante et bornée exercerait de nouveau, avec des rancunes de plus et un prétexte de bon sens pratique tiré des événements memes, qui lui rendaient l’autorité suprême, dont il était indigne.
Ce fut là, il faut le reconiiailre, le point, où la politique française se montra fort imprévoyante, ou encore plus impuissante. M. de Chateaubriand s’était vivement préoccupé d’une prétention de la Cour de Naples, qui, dès le début heureux de la campagne de 18^3, avait réclamé, par droit de parenté royale, la Régence provisoire de l’Espagne, et annoncé le projet d’envoyer, pour la représenter à cet effet, le prince de Castelcicala, l’ancien et odieux instrument des cruautés de l’amiral Nelson, dans le port et dans la ville de Naples. Rien sans doute de plus dérisoire ({ue cette ambition d’une Cour elle-même si récemment étayée, dans sa débile puissance : et on conçoit très-bien que le Prince français, qui entrait à la tête d’une armée dans Madriil, ne put admettre cette Dictature réclamée, en face du camp français, par une branche étrangère de la maison de France. .M. de Chateaubriand fut très-décisif et très-ferme à repousser ce vœu de la cour do Naples, que ne manquait pas d'appuyer l’Autriche : et II s’était pressé d’y couper court, en demandant la formation d'une Régence
•' Histoire du Congrès de Vérone,, l. Il, p. 340.
M. DE CIIATEAl’DniAM).
espagnole par la main du général français. Mais, il aurait fallu faire plus et mieux choisir l'inslrumcnt, qu'on $e réservait le droit de créer. Et de même, quand cet instrument si défeclueux, mais au moins de courte durée, allait disparaître par la dispersion des Coitis et la Restauration de Ferdinand, il aurait fallu prévoir les écueils d'un tel succès et einpcclicr les méfaits et les hontes, dont le monarque délivré allait charger sa Couronne et, ju.squ'à certain point, la responsabilité de ses libérateurs.
Sur cet avenir si prochain et si grave, la Diplomatie française ne fît rien. Toute à la joie du succès, elle en laissa gâter les conséquenees et perdre le fruit, pour la France, autant que pour l'Espagne. M. de Chateaubriand, qui, d'abord, avait songé, dans la formation d'une régence royaliste, à ménager ce qu'il appelait le côté modéré de l'Espagne, n'y songea plus, quand il commença d'agir; et, satisfait d'avoir envoyé à Madrid M. de Talaru comme ambassadeur, il exigea, nous l’avons dit, le rappel ou du moins la non-exécution de l’ordonnance d'Andujar '. Puis, comme s’il ne se fût point délié des passions et des erreurs de ce roi refait absolu, que, longtemps après, il nous a peint cruel et débauché comme Vitellius, il n’imposa nul tempérament .i sa Dictature; il n'eut plus de souvenirs, et d'instances, à l’appui de ce qu’il avait tant proclamé depuis trois ans, la nécessité d'institutions politiques |iour l’Espagne, sous la seule condition qu'elles fussent données par le Roi, et non arrachées par le |)euplc. Ferdinand VII, échappé des remparts de Cadix cl de l’obsession des Cortès, à travers le camp français, ne concédait rien, ne promettait rien, ne donnait, ni ne recevait aucune restriction à son pouvoir arbitraire, et n’allait être affranchi que pour recommencer d'être tyran.
548 I A TUIBL5E MODERNE.
Kii effet, après bien des pourparlers sur l'orduiinanee iïAndujar, bien des notes écbangées entre les envoyés des Cours absolutistes à Madrid et l'étal-niajor français, nie de Léon étant prise, la ville de Cadix bombardée, et les escadres anglaises ne remuant pas, le 1" octobre 182Ô, le roi rerdinand, libre avec sa rainillc, venait, au fort Sainte-Marie, saluer le duc d’Angoulcme, qui le recevait un genou en lerre, en lui présentant son épée, apparemment connnc le gage de la délivrance accomplie. Une dépécbe télégraphique porta cette nouvelle aux Tuileries, le jour même; cl elle fut annoncée à Paris par cent coups de canon. « Cette dépêche, écrit M. de Cliateau- « briand, pensa me faire trouver mal de joie. » Ut il ajoute, avec justice pour, lui-même : « ?ious fiiines dans U un véritable trHUS|iort, à l'idée que la France pouvait « renaitre puissante et redoutable; (]ue nous avions con- « liibué à la relever de dessous les pieds de scs ennemis « et à lui remettre l’épée à la main. ÎNous éprouvions un « tressaillement d'honneur égal à notre amour pour notre « patrie. »
M. de Chateaubriand avait réelleiucnl grande jiart dans cet événement, par l’idée |)remière ipi'il avait conçue, |)ar sa persistance à la suivre et (luelquefois à la dissimider, par son juste discerneincnt de la dill'érence des temps, par sa conduite habile prés des ^'ouveraius du Nord cl sa ferme résistance à rascciidant du Cabinet anglais, dont il prévit l'inaction mililaire. .Après ce titre incontcslable, on voudrait ne pas relever les complaisances iramour-propre de M. de Chateaubriand, et la satisfaction qu'il éprouve à dire : « Nous |iùmes nous avouer qu’en politique nous « valions autant ([u’en littérature, si nous valons qucl- « que chose, » et toute h suite de ses réflexions sur le
M. DE CIIATKAI’RIIIAND.
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iloiihie g«‘nic dos loUrcs ol dos alTairos. Mais, celle vaiiilé mémo devait avoir "rande inlliieiicc sur la rorlmio |)olilii|ue do M. d(‘ (diatoaubriand; et, par là, sans la blâmer avec amertume, il l'aut bien eu tenir compte, pour la suite et rintelli;,'euco des faits. « Dans noire ardeur, dit M. <le « Chateaubriand, après la dépêche lélégrapliiqiio, nous « avions couru au château ; là, nous reoiimes sur la tète <( un seau d'eau froide (|ui nous calma, et nous lit rentrer « dans riiumililé de nos babiliidos. Le Roi cl Monsieur,
Il trop charmés, ne nous aperçurent poinl; madame la « duchesse d’Angoulème, épei due do joie du triomphe de M son mari, ne distinguanl quoi que ce soit, était très- « touchante à voir, etc. »
Malhcnreusemcnl ce que vil surtout M. de Chalcauhriaml, c’était le prompt oubli de scs services. L'était, pour un esprit supérieur comme lui, connailro peu les Rrinccs. Dans celle occasion, le résultat obtenu devait être, aux yeux de Louis XVIll et de Monsieur, le succès de leur causi; cl non de leur Ministre : et le mécompte de .M. de Lbuleaubriand , son indignation atteste une grande inexpérience. Moins occu])é de son amour-propre (pi’allentif à sa puissance, M. do Chateaubriand aurait pu voir là quelque indice de division et de danger pour lui-même, il ne fut que blessé, sans être averti, revint aux Tuileries, pour être une seconde fois mécontent du silence timide |>cul-ctre, que la duchesse d’.Angoulêmc gardait avec lui. Quelques jours après seulement, chargé de faire une réponse oflicielle du roi I,onis XVIll à Ferdinand, il eut la satisfaction de voir son projet signé, sans changement, par le Roi. Mais ce projet, très-convenable d'ailleurs, était trop général dans les termes, pour cire efficace. Le Roi, rappcl.inl que les princes chrétiens ne peuvent régner
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