Mosso. /(/ , p. loo
diiit pas, mais qu'une cause quelconque vienne modifier Tinlensilé des décharges nerveuses, les muscles se relâchent el se contractent aUernativemenl d'un coté et de Fautre. et le Iremblcnienl apparaît.
Si la décharge est [ro[) laible, comme dans la^ieillessc, les contractiojis se pnxluiscnt de part et d'autre par saccades et comme par ondes discontinues; si la décharge est trop ibrte, coniiin' (laii> la joie (»u la colore, nous ne sommes plus en nicsiuv de r«''gl(M- ci do coordonner linllux nor\ou\ en \ue de mainlonir raclion combinée d(.'s musclos antagonistes: dans les douv cas nous tremblons, ot nous aNons ainsi un Iromblomcnt par excès ou [)ar défaut dimpnlsion. connue nous avons on physiologie une aboulie par atrophie ou par hypertrophie mentale.
Les phénomènes d'excitation et dépuisemont étant corrélatifs et presque sinmltanés, on no peut pas toujours dire avec netteté si un individu tremble par excès ou par délaul d'influx nerveux ; les deux ordres de causes ne sont faciles à distinguer que dans les émotions chroniques, et nous verrons tout à riioure (ju'on tremble dans la joie chronique el dans la tristesse chionique pour tlos raisons très différentes.
C"e^l inio question tlo savoir jusquà quel point on j)oul pailcr d'expression dans la tristesse passive ; ce n'est pas que 1(^ \isag(^ el le coips tout oiillor n'aioni loui- [)h\sioiioini<' pnjpro au cours de ce sontimonl, mais la trislosse [)assivo se caiacléiisant t(»ujours par riin|)ui>saiico. on a |)lus sounouI alfaire à tics phénomènes de fatigue ot (l(^ parési(^ nmsculaire qu'à des contractions et à dos expressions véritables.
Tout d'abord, on [)eul évahierapproximativemenl rinq>uis sance en mesurant les pressions do la main au (1\ namomètro.
De pareilles mesures sont très (li>cutabl(^> ol bioii (|U(^ j'oii iap[)orle ([uol((ues-unes, je no nou\ pa^ païaîlic ignoroi' ce (prollos ont d'incertain.
i^lies oxigoni le con>-eiilonienl ci inènio la cnnni\eiice du sujet : (>M (lni( dniit' >< ,i^^i I l'ci" par Joii-- !('•- nio\en>» po^^ihlos
332 LA TlllSTIvSSE ET LA JOIE
(le la sincérité de reffbrl, et on n'est jamais absolument certain de cette sincérité chez les déprimés, trop inertes, chez les mélancoliques actifs, trop concentrés dans leur délire, et chez les excités, trop peu cohérents.
Alors même cpie Feilb rt serait sincère, on ne doit pas outjlicr qu'il ne peut s'exécuter sans images motrices, sans représentation, qu'il exige des conditions psychiques qui ])cincnt manquer ou être affaiblies, et que, par conséquent, il ne peut être pris pour une traduction toujoius exacte de la force musculaire.
Malgré ces dithcullés, quand on s'assure aulanl que possible par des ordres, des })rières ou des 2)romesscs, de la bonne volonté du sujet, quand on lui aj)prend par de nomlyreuscs expériences à exécuter Tacle de pression, on peut se risquer aux mesures dynamométriques.
\oici donc quelques chiffres pour la main droite et la main gauche de nos déprimés :
M. D. M. G. NORMALE DE LHOMMIi
Edouard i8 lO (4 expériences) 45 l\o
T i4 2 2 (6 expériences)
¥ 3o 28 (3 expériences)
Pour Marie j'ai com|)aré la force dxnamométrique pendant 8 joins de tristesse et 8 jours de joie et j'ai dressé le tableau sui^ant :
NOKiMALlC DE LA FEMME M. D. M. G.