I. La mélancolie, p
1'sy(;h()mi':(:\m()i i: nr i.\ ti'.istksse f.t df. ta joie .I.'^q
Mais que rcxcitalioii croisse, des expressions nouvelles, à peine nianjuées pendant les répits, s'accusent de plus en plus et lin issenl(juelcjncrois par masquer les expressions précédentes.-
Des gestes s'exécutent alors, désordonnés parfois et n'ex- ])riniant que l'agitation, mais plus souvent explicables par les principes ordinaires de l'expression (associations utiles, fausse analogie, raj)[)ort du mouvement avec la représentation J.
On constate peu de mouvements de défense proprement dits; c'est surtout dans la douleur physique qu'ils se produisent ]X)ur écarter la cause de la douleur, pour y soustraire le patient, mais dans la douleur morale ils ne se produisent guère.
Les gestes qui s'exécutent traduisent à la fois la |)rotestation et la résignation, comme les plaintes (jue j*ai analysées plus haut ; les mains se lèvent, comme pour résister, et retombent aussitôt le long des genoux: elles se joignent comme pour implorer du secours, pour réclamer justice, et restent ensuite inertes et unies.
D'autrefois, les sujets exécutent des mouNements en raj)port avec leurs idées d'humilité ou leuis lemords: ils se dé chirent les joues avec les ongles, ils se piquent les doigts et les mordent, s'arracheni les cheveux ou se fra])])ent la tète cou tre les murs.
Mantegazza suppose' (jue. si rin(li\itlu >"lin|)()S(Mol(>ntaire ment ces souffrances, c'est j)Our substituer à la douleur naturelle une douleur artilicielle, fjui serve de déri\alil" à la sen sibilité trop tourmenté(\
(Test possible quel(|uel(>i>-. cl la douleur ph\ >i(|n(M>sl aloienq)loyée comme un anesthésiani contre la douleiu' moiale, mais nous ne dcNons pas (»ublier (jue les grandt^^ tlouleuis moi-al(^s soFil, elles aussi, des anesth('sianl^ pour- la siMisibiliii' pliN >i(pi(\ e|. dans ce cas. raneslli(''^ie faxori-^e ^ingnliècenuMil les nmlilations (pu^ \c su|el s unposc^ poni* ^e de|)r('Mier ou se punir.