‹ La tristesse et la joieChapitre 118 sur 146 · I . Op. cit.. ^. un · texte numérisé non relu

I . Op. cit.. ^. un

3/io LA TRISIESSE KT \A .lOlK

Quand Fexcitation douloureuse est forte, un phénomène nouveau apparaît, c'est le sanglot.

Piderit le définit de la façon suivante : « Le sanglot, con- (( séquence de Teffet déprimant de la douleur, est un mouce vement respiratoire affaibli^ ». Ce serait donc la faiblesse des muscles inspirateurs qui serait la cause du sanglot, cette faiblesse se traduisant par des inspirations tremblantes et saccadées.

Cette interprétation du sanglot tombe devant ce fait qu'il ne se produit jamais dans la tristesse passive pourtant très déprimante et qu'il n'accompagne guère que les paroxysmes de la tristesse active.

En réalité ce qu'on appelle sanglot c'est une aspiration brusque, violente, saccadée, et le bruit caractéristique s'entend suivant Gratiolet « au moment où l'inspiration surmonte la résistance de la glotte et où l'air se précipite dans la poitrine^ ».

Il y a effort, énergie dépensée en excès, activité, comme dans les autres expressions spéciales de l'excitation douloureuse.

Darwin analyse le sanglot, sans en expliquer le rôle, dans l'expression de la souffrance^; il remarque seulement que ce phénomène est lié à l'émission abondante des larmes.

Peut-être ne faut-il voir dans cette simultanéité qu'une coïncidence ou qu'un parallélisme, le sanglot et les larmes traduisant différemment une même excitation. — Peut-être aussi le sanglot a-t-il pour fonction de lutter contre l'écoulement nasal des larmes et la gêne respiratoire qui en peut résulter. — Mais ce qui me paraît probable, sans exclusion d'ailleurs de l'hypothèse précédente, c'est que le sanglot est une défense de l'organisme contre l'asphyxie. C'est le soupir de l'excitation douloureuse.

Dans les expressions de la face, on remarque, de même.

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