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370 T, \ TIUSTESSK ET \A JOIE
2"^ (( Il est crorigine périphérique ; il est postérieur aux « mouvements produits, il va du dehors en dedans, il est « afïérent, il est le sentiment de Ténergie qui a été déployée ; « il est, comme loute aulie sensation, Iransmis de la péri- (( phérle du corps au cerveau par les nerfs centripètes.
(CharUon Baslian, Ferrier, W. James, etc).
3" (( Il est à la fois central et périphérique ; il y a un « sentiment de la force exei'cée ou sentiment d'innervation « et il y a aussi vm sentiment du mouvement effeclué; il est « d'al)ord centrifuge ensuite centripète (Wundt). — Cette (( théorie mixte paraît aussi celle de ,1. MûUer, Tun des « premiers qui aient étudié la question.
« La deuxième thèse qui est la plus récente paraît la plus <( solide. Elle a été opposée avec beaucoup de soin par « W. James dans sa monographie T/ie Feeling of Fffort « (1880) et la thèse du sentiment d'énergie déployée, anté- « rieur au mouvement, y a été critiquée avec une grande « pénétration. L'auteur, discutant les faits les uns après les « autres, a montré que dans le cas de paralysie d'une partie (( du corps ou d'un œil, si le malade a le sentiment d'une (( énergie déployée, quoique le membre reste immobile (ce « qui paraît justifier ]a thèse d'un sentiment d'innervation (( centrale, antérieur au mouvement), c'est qu'il y a en « réalité un mouvement produit dans l'autre partie du corps, « dans le membre correspondant, ou dans l'œil qui n'est « pas paralysé. — Il en conclut que ce sentiment est un « état aiTérent complexe qui vient de la contraction des « muscles, de l'extension des tendons, des ligaments et de « la peau, des articulations comprimées, de la poitrine « fixée, de la glotte fermée, du sourcil froncé, des mâchoi- (( res serrées, etc. ; qu'il est, en un mot, comme toute sensa- « tion, d'origine périphérique. »
francticment mctaplnsique de cette tlièse, lorsqu'il a écrit que le sentiment de l'innervation est « la perception de l'intensité de l'etTort volontaire par lequel nous cherchons à mettre les muscles en activité ; nous sentons, dit-il, le degré de l'innervation que nous distribuons aux muscles moteurs de l'œil » Physiolo^. Optih., '>. auff. , p. 7 '12.