‹ La tristesse et la joieChapitre 127 sur 146 · NVTÏRE 1)F. LV TRISTESSE ET DE I. V JOIE OJI · texte numérisé non relu

NVTÏRE 1)F. LV TRISTESSE ET DE I. V JOIE OJI

Celte thèse périphérique de TefTort n'est pas autre chose que la thèse -périphérique de Témotion, et nous ne pouvons pas nous étonner d'y retrouver le nom de James.

La théorie émotionnelle de James n'a pas en eflet d'autre hut (pie de suhsliluer une théorie périphérique des sentiments à une théorie centrale, de présenter Témotion non pas connue un phénomène psychique ayant son siège distinct dans le cerveau, mais comme un phénomène de sensihilité véritable, prenant sa source comme toutes les sensations à la pcri- ])hérie du corps, et perçu dans les centres corticaux comme toutes les excitations sensibles.

Ainsi pn'sentée. on ^()il déjà, on dehors île toute Aérificalion expérimentale, combien elle est conlbrmc aux lois ordinaires de la physiologie, et combien elle est propre à lacihter l'analyse organif[ue et mentale des phénomènes si obscuis du sentiment.

Lange écrit de son coté :

« L'o])inion généralement ré])andue, c'est qu'un événement (( sui\i (l'émotion détermine d'abord et dune l'aron immé- « diate un etTet purement psychique (soit en créant une « nouvelle force mentale, soit en modifiant l'étal mental « int('iieur). On admet encore que l'émotion véritable, la « ^raie j(>i(\ la vraie tristesse est ce qui se passe dans l'àme (( tantlis que les ex[)ressions physiques sont des épiphéno- (( mènes, toujours présents il est vrai, mais n'ayant cepen- « (laiil rien d'essentiel en eux'. )>

Puis, après avoir montré (jue celle h\ pothèse dune émotion ])sychi([ue n'est ni claire^ ni indispensabh^ |)oni e\|)li(|U(M' i"e\j)ression. Lange lui sid)stilue la sieinie :

Pour l)ien conq)i'endre la natui'e de {"(Muolion. il laul. pense-t il, laisser de cot('* toule métaphysiipie. renoncer à celle itléologie (jui fait de la peur, de la joie ou de la colère de Néritables (>nlilés c\ n'examiner que des faits.

N oici une mère ((ui pleure son lils : ro|)iiiion courante admet Iroi^ luitmenl^ dans la production du |)li(''noinrne :

Page 1