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tissus ; telles ces fonctions trophiques du cerveau sur lesquelles nous nous sommes déjà expliqués et les fonctions trophiques des nerfs.
On a donc le droit de faire des réserves sur la simplification introduite par Lange dans la théorie physiologique de rémotion. Tout au plus peut-on dire que les variations vasculaires retentissent profondément sur les autres variations organiques que nous avons énumérées et qu'elles contribuent à les accélérer ou à les ralentir.
Admettons donc que, parmi les phénomènes organiques, un des plus importants dans le mécanisme de l'émotion c'est le phénomène vasculaire, et nous serons plus près de la \érité que Lange lui-mcmc. avec sa théorie exclusivement vaso-motrice .
Telles sont brièvement résumées les deux théories contemporaines sur la nature physiologique de l'émotion ; on les confond d'ordinaire sur le nom commun de théorie de James-Lange, et on a raison, car elles procèdent évidemment du même esprit, mais on ne doit pas cependant perdre de vue les divergences profondes que je viens de signaler.
La théorie James-Lange est-elle vérifiée?
Notons d'abord qu'elle contient deux thèses un peu différentes, dont la seconde est subordonnée à la première et que les psychologues contemporains n'ont pas toujours distinguées assez nettement :
1° L'émotion est de nature pliNsiologique. C'est [)lus spécialement l'opinion de Lange.
2° L'émotion est non seulement de nature physiologique, mais d'origine périphérique. C'est plus proprement Topiiiion de James.
Si on s'en lient à la première, on se borne à allirmer que l'émotion est directement liée à l'état de l'organisme en général ou du cerveau en particulier et qu'elle est la traduction consciente de cet état physiologique.
Si on accej)te la seconde, on admet que l'émotion se décompose en un nond)rc considérable de sensations péri|)hériques
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et qu'elle rentie. par là nicine. sous les lois géuérales de la sensibilité physi([ue.
Ce sont ces deux thèses qu'il s'agirait de contrôler
Est-il vrai d'abord que la tristesse et la joie soient de nature physiologique? Peut-on dire que la tristesse active ou passive, la joie excitée ou calme soient directement liées à l'état du corps et du cer\eaii. cl ne soient cjuc la Iraduction consciente de cel état?
A\anl de répondre à celte (pieslion, rappelons que ces tristesses el ces joies coïncident toujours avec des caractères physiques précis que nous avons longuement décrits ; chacune a sa physionomie propre, non seulement au point de vue mental, mais an point de wic organique, et nous ne croyons pas que des joies ou dc^ tristesses puissent se produire en dehors des variations physiologiques, pliNsico-chimiques, mécaniques que nous avons signalées.
Sans doute on trouvera, dans la >ie courante, des exemples de joie et de tristesse assez peu intenses pour que les phénomènes organiques y soient peu marqués et on croira pouNoir en tirer un argument, en l"a\eur du caractère purement psychicjuc de ces deux émotions, mais c'est là une l'açon sophisti([ue de procéder, contre laquelle Lange s'élè\e avec beaucoup de raison : « .le ne \eux pas m'arréter. « écrit il à rol)j(Hlion (juc roii nie léia peut-être en disant : {( on [)eut éprou\ei' une tristesse et une joie purement (( ps\ chique si l'émotion Jiest [»as assez forte pour produire « des synqitomes physicpies. lue [)areille su[)position repose « naturellement sur une observation incomplète et suppose « (pie Ton consitlère comme [)sychi(pies les inq)ressions u subjecti\es dv. légèreté ou d"op[>i'essioii. de force ou de (( faiblesse'. »
Dans une élude aussi com[)lexe et aussi conhise (pie celle tle l'émotion. t'e>l pai- l'analxse d(^s faits gi-ossi(Ms, presque brutaux, qu'il faut commencer, el. |)our ceux là, rex[)érience