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•A. La Psychologie des Sentifnenls, p. .')().
3. lipsiie Scient., 22 août i^[)Ct. Illude hiologif/ue sur la douleur.
'\. I.a Psychologie des Senlimenls. p. 5u.
s'exagère pas mais « qu'au contraire, la propagation des « excitations douces s'accompagne d'une pression artérielle « moindre , d'une dilatation vasculaire, d'une hyperhémie « fonctionnelle^ ». Et, d'autre part, le physiologiste danois Lehmann, cpi a étudié les manifestations circulatoires du plaisir, a constaté qu'il est caractérisé par la dilatation volumétrique des organes périphériques et par l'élévation du pouls ^ — Du côté du cœur, c'est l'accélération qui est la règle.
2° La respiration suhit des modifications analogues. Du moins, Lehmann constate une augmentation dans la profondeur des inspirations et c'est un fait d'observation courante que le rythme est accéléré.
3^ L'action du plaisir sur les fondions digestives et sur la nutrition générale n'a })as été étudiée d'une façon précise. Mantegazza, qui consacre tout un livre à la physiologie du plaisir'^, commence par confondre le plaisir physique et la joie, et il reste muet sur ces mêmes caractères somatiques qu'il analyse avec tant de complaisance dans la douleur.
4" C'est une opinion répandue que le plaisir physique s'exprime par une exubérance de mouvements, par une suractivité du système musculaire, mais peut-être les psychologues qui l'expriment confondent-ils, comme Mantegazza, le plaisir physique et les plaisirs représentés de la joie. — Darwin, qui fait cette distinction, écrit avec raison : (( 11 est digne de remarquer que c'est surtout l'avant-goùt « d'un plaisir et non la jouissance elle-même qui provo- « que ces mouvements extravagants et sans but et ces « sons variés. C'est ce que nous observons chez nos (( enfants, quand ils attendent quelque grand plaisir ou « quelque fête ; de même un chien, qui faisait des bonds (( joyeux à la vue d'une assiettée de nourriture, ne mani-