‹ La tristesse et la joieChapitre 132 sur 146 · I. np\'no (le Mrdorino. n» l"c\rior i8i><"». \>. loj · texte numérisé non relu

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« pou 23R's parallèlement aux oscillations de la pression san- « guine; elle a mieux dormi cetle nuit là qu'elle ne dormait « habituellement' ».

On letrouvera ce même exemple et (Tauli-es semblables dans rintéressante étude que M. de Fleury a publiée, depuis lors, sous le litre (Y Introduction à la Médecine de l'Esprit.

L'interprétation qu'il en donne dilTère quelque peu de celle de Lange, mais elle revient en défini live à considérer le pliénomènc organique comme primitif par rapport à Fétat afTeciif et c'est le trait essentiel que je tiens à en dégager.

Tl semble donc bien qu'en agissant sur l'état organique, on arrive à modifier Fétat émotionnel et que, par conséquent, le sentiment de joie et le sentiment de tristesse soient bien, dans les cas qui précèdent, de nature physiologique.

Plaçons-nous maintenant dans les cas normaux où la joie et la tristesse sont postérieures à des états mentaux, images, idées, représentations de toute espèce.

Avons-nous quelque raison de penser que le phénomène affectif a changé de nature parce que nous sommes passés de la pathologie à la physiologie, du morbide au normal? — Ce n'est ni vraisemblable, ni même possible.

Si dans les cas simples, où le sentiment coexiste avec un état organique particulier, sans intervention de phénomènes mentaux, il est la conscience de cet état, nous sommes bien obligés d'admettre que dans les cas plus compliqués, où le sentiment accompagne les mêmes états organiques avec intervention de phénomènes mentaux, il a toujours la même nature et doit se prêter à la même analyse; sinon il faudrait accorder cette absurdité qu'un état affectif donné peut être tantôt la conscience d'un état organique et tantôt un état mental dépourvu de bases physiques, capable en outre de déterminer, par une réaction mystérieuse, ce même état organique dont il n'était tout à l'heure que le reflet mental. L'hypothèse ne me paraît pas soutenable.

Dans un excellent article de la Revue des Questions scien-

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