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l'accélération ou l'arrêt comme une moditication de l'état général de Tame.
(c Par suite, couclut Nahlowsky, on peut définir le « sentiment comme la perception immédiate de l'arrêt <( ou de l'accélération entre les représentations actuel- (( lement présentes dans la conscience. Mais, comme les « représentations sont les forces proprement agissantes (( de l'âme, chaque arrêt ou accélération des représenta- « tions devient pour l'âme un arrêt ou une accélération de « sa propre activité. On pourra, par suite, donner cette « nouvelle formule à la définition précédente : le senti- '( ment est la conscience de l'élévation ou de la diminu- « tion de la propre activité vitale de l'âme* ».
On reconnaît ici, sans que j aie besoin d'insister longuement sur les analogies, l'hypothèse fondamentale de la psychologie de Herbart, que les représentations sont des forces qui luttent entre elles, hypothèse, dit M. Ribot, qui, « si elle n'est pas la meilleure ni la seule possible, « repose du moins sur des faits positifs" ».
Est-ce à dire que Nahlowsky, dans une théorie aussi résolument intellectualiste, nie l'influence des phénomènes physiologiques et physiques sur les sentiments ? Ce serait nier l'évidence et il n'y songe pas ; bien mieux, il parle lui-même de l'influence bien connue de la vieillesse, de la maladie, de la race, de la nutrition, sur nos états affectifs, mais il se tire de la difficulté en disant que ces diverses causes doivent d'abord agir sur le cerveau et les représentations avant d'agir sur les sentiments, a Tous les (( changements fonctionnels, écrit-il (nutrition, circula- « tion, respiration), doivent nécessairement produire des « modifications trophiques et fonctionnelles des nerfs, et « postérieurement aussi une modification de l'état du « système nerveux cérébral. Comme d'autre part, tout « état cérébral est accompagné d'états psychiques cor-