a psychologie allomnnde contemporaine, p
a respoiulants, ainsi toute cette suite de cluinoemcnls (( physiques, doit en même temps modifier essentiellece ment le cours des représentations, de telle sorte que ' les états affectifs soient modifiés aussi, puisqu ils repou sent sur des représentations' ».
Le sentiment, bien que soumis indirectement à Finlluence du corps, ne perd donc rien de sa nature toute intellectuelle et parasitaire ; il reste sous la dépendai stricte des représentations, il n'existe que par elles, et n varie que dans la mesure où les représentations ellesmêmes ont varié.
Telles sont les deux thèses, dans leur substance, et Ton voit facilement quelles conséquences résultent de Tune ou de l'autre pour la théorie de l'expression émotive.
Si Ton admet la thèse physiologique, l'expression interne ou externe est le phénomène essentiel dont le sentiment psychique n'est que la traduction ; pour bien connaître une émotion, il suffira d'en connaître l'expression ; l'analyse objective des mouvements correspondra trait poiii* trait à l'analyse subjective de l'état affectif.
Aussi les représentants de la thèse physiologicjue fontils il l'expression la place que l'on sait et tous les psychologues de l'expression, par le fait seul de rimportancc* qu'ils attribuent i» l'objet de leur étude, sont-ils invinciblement attirés vers la thèse phvsiologlque.
C est le cas de Duchenne de Boulogne, c est le cas de Spencer et c'est surtout celui de Dar\Nin (pii, après avoir implicitement admis la thèse dans tout \v cours de son livre, a fini par écrire en terminant : u La libie expression '< d'une émotion quelcoiujue par des signes extérieurs (( la rend plus intense. Inversement les efforts faits pour (( réprimer toute manifestation extérieure modèrent 1 e-
motion elle-même. L homme ([ui se laisse allei- a des u iicstes violents auu'mente sa fureur; celui (lui n »'\erce « aucun contrôle sur les marques de sa fiayeur lesseiit