‹ La tristesse et la joieChapitre 15 sur 146 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LA TUISTESSK MORBIDE

LA THISTLSSL: PASSIVI::

j) lai sir moraux

On ne définit pas plus la douleur el le que la douleur el le plaisir physiques, el quant à expliquer ces sentiments par leurs conditions psychiques et organiques, c'est à quoi justement tendra cette étude. Qu'on ne s'attende donc pas à trouver ici des tenlati\es de définition logique ; félément douleur dans la tristesse et l'élément [)laisir dans la joie seront considérés comme psychiquement donnés et irréductibles. — Ceci posé une fois pour toutes, i'ahorde la tristesse el la joie.

Si Ton veut voir clair dans la psychologie et dans la physiologie de la tristesse, on doit commencer par disliuguei-. avec M.JlihoÇ. deux sentiments dilTérents, ordinairemenl confondus sous ce même nom, el que j'appellerai, faute d'expression meilleure, la tijslesse^[jiis;&ive et la lrislcAtii achve. Ces deux genres de tristesse correspuiulcMil asxv exadeineiil aux deux sortes de douleur distinguées [)ar Ions l(^s phssio logisles, la douleur sans réactions et la douleur avec réactions.

Dans le [)remier cas, l'homme triste est ahallii. il pense

peu; il reste immobile et muet ou ne parle (|u";i v(.ix basse,

[•oinme a\(M" peine, et n'exécute que des moiixtMiHMils rares

M lenls. Dans le second cas. il s"agile. il parl(\ il pliMire, il

Tiie. il se lamente.

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