‹ La tristesse et la joieChapitre 25 sur 146 · I. Psychologie de laltentioii, p. ii · texte numérisé non relu

I. Psychologie de laltentioii, p. ii

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toute nature qui provoquent et qui soulienneiil la \()lonlc. Il y a défaut certain trimpulsion.

Mais je pense que si l'aboulie de la tristesse relève de Tanesthésie morale. ell(^ releNo bien plus encore du trouble profond de toutes les fonctions synthétiques ; l'individu nest plus capable de coordonner, de grouper l'ensemble des éléments psychiques et moteurs qui constituent l'acte volontaire.

Ajoutons que la réduction des images motrices, quelque légère quelle soit, peu! intervenir [)Our gêner Texécution. augmenter la paresse, el. dans une certaine mesure, concourir à l'aboulie.

De lui-même, le déprimé est impuissant pour l'actifin. il limite au minimuiu tous ses efforts; et cette inertie physique et mentale se joint et se mêle à Fanesthésie morale, à l'hNjiocsthésie physifjuo. à la paiésie dr l'élre tout eiitiei-. [)our constituer la physionomie* mentale du mélancolique [)assif.

Nous [)ouvons maintenant chercb.er à comprendre l'altération générale que nous signalons plus haut dans la |)e!ception interne ou externe des malades.

La première hypothèse, la plus simple assurément, c'est que les sensations sont altérées et ce que nous savons de la

sensibilité s|)écial(^ ou générale de Marie, de F de tous nos

mélancoli([ues, tend à la confirmer. Dans ce cas, les malades expriment bien une altération véiitable, une lésion périphérique, lorsqu'ils parlent du voile (|ni leur cache les corps, du nuage fjui les enloun\ du caractère insolite que revêt à leuis yeux, soit le monde exlérieui", soit leur propre coMiesthésie. Abaissez d'un ton les sensations externes, émousse/ ou sup- |)rinie/ les sensation» iiileines el nous pi'oduii'e/, chez (oui lionuue. un (Mal d"es|)rit analogue à celui là: \olre ^"j''f nauia \)\\\> la même conlianc»^ dans la r(''alit('> du monde (M de son oigain^nie : i\ dna (pi il iê\e. (ju i\ \it daii> un monde nouveau, etc.

M. l*i(Mi"e JaniM. (pii propose^ c(Mte hypothèse |)our expliquer des illusions de ce genre dans un cas d'aboulie', la

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