‹ La tristesse et la joieChapitre 27 sur 146 · Nécroses et idées fixes, I, p · texte numérisé non relu

Nécroses et idées fixes, I, p

I,\ TRISTESSE MORIUDE "J t

culte qu'il éprouve à synthétiser ses iiupressions nouxelles. mais, ici, le processus est un peu dilTérent ; les fonctions n'hésitent même pas, ne conuuencenl pas un elTort : elles sont inertes, et il sullit que le sujet prenne conscience de cette inertie pour qu'il constate passivement, sans angoisse ni gêne, sa désadaptation et son isolement.

Kn d'aulres ternies, nous admettons très volontiers a^ec M. IMerre .lanet que pouv les folies du doute la lésion est surtout centrale. Dans la mélancolie passive elle est à la fois périphérique et centrale, sensihle et synlliélique: encore fautil bien remarquer que le sujet ne doute pas au sens propre du mot, et qu'il reconnaît simplement le caractère illusoire et fantomatique que la réalité \ient soudain de prendre pour lui.

M. Pierre Janet leiidail auliofois. dans son liNri^sur I \nlomatisme Psvchologique, à considérer l'activité sensorielle comme la base unique de la pensée et il n'ent pas hésité alors (c'est lui-même qui le tlil ') à expliquer par l'anesthésic ou riiypoesthésic les illusions de ce genre; il préfère aujourd'hui incriminer chez les hystériques ces lésions de la synthèse mentale (ju'il a si magistralement étudiées. Qu'il nous permette, pour nos propres sujets, d'être éclectiques et d'incriminer l'une et l'autre cause. Nous avons d'autant plus le droit de faire place aux altérations sensibles, que nous traitons ici d'une maladie mentale qui. à cê)té des troubles psychiques très Jiels. présente des troubles nerveux, nuisculaires, et, d'une façon générale, physiologiques, des [)lus précis.

Tels sont, avec leurs connexions, les caractères généraux île la mélancolie passive. Malgré leur diversité, on [)ourra, sans peine, les ramener à Tunité, si Ton veut bien remanpier cpie ce sont tous des caractères de fatigue et d'é|)uisemeiil.

Ln premier groiq)e de siMiliuicul^. (|ur nous a^ons appelé coMiesthésie nous n'\èle d'abord la gêne de nos fonctions organiques, la fatigue et la faiblessi^ de* notre cor|>s, connue la gène de nos fonctions j)SNclii(jues, notre im[)uissance poui-

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