iliclict. L Homme et iliitelii^eiice, p. 2(j
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« chel, est lonjonrs le môme : c'est la désorganisation du « nerf et l'impossibilité pour cet organe de pouvoir. |)endant « un certain temps, accomplir sa fonction normale... Tctules « les fois que riiiitabilité est troj) \i(»leuunent ('branlée ])ar « un changement d'état exagéré, le nerf meurt. Ainsi les « excitations fortes sont funestes à l'organisme : elles sont « destructives, désorganisatrices ' ».
Les exemples de ces destructions organicpies. de ces désorganisations, sont très nombreux en physiologie ; la rétine reste insensible après un éblouissemeiit, la langue brûlée |)ar de l'acide acétique ne sent ])lus les saveurs, la main bi^ulée par l'eau chaude perd la sensibilité tactile. — La ])athologie nous offre des exenq)les plus frappants encore de la désorganisation locale qui accompagne la douleur : le cancer reste indolent tant fjiiil n"a désorganisé ni les tissus ni les éléments nerveux qui l'environnent tandis que l'apparition de la douleur coïncide avec la désorganisation. « Lue tumeur reste (( indolente, dit M. J.-L. Faure^ tant qu'elle respecte Tinté- « grilé des cordons, des fdets et des corpuscules nerveux qui « rampent sur sa périphérie ou qui viennent s'y terminer. (( tant qu'elle n'a pas envahi les ganglions correspondanls « ou désorganisé à ce point les tissus. qu'i^lJe ail pu les (( laisser pénétrer par des germes qui y pro\oquent des con- « gestions actives ».
Les modifications générales sont analogues aux modifications locales. e(. suixaiil M. Iiibot, réductibles à cette formule unique : La douleur es! liée à la diminution ou à la dc'soiganisation des fonctions vitales.
1** Elle agit sur le système vasculaire tout enliei". ])éri[)hérique e( central.
Meynert .a surtout étudié les modifications [)ériphéri(pies, la vaso-constiiction et les phénomènes j)éii|)héri(jues qui v\\ i"ésull(Mil.
1. Uiclict. Ilevuo Sclcnliri([uc, 2>. août i8()(). /îtudc liinlo'^ifjuc sur la Douleur, toinc VI, p. aaîS.
2. J.-L. l%iurc. Essai sur la p/ivsioioij^ic dr lu Douleur dans le Cancer, p. 3(). Masson. i8()').
« Si je me borne, dit-il, aux expériences citées plus haut, « expériences physiologiques de Tinfluence vaso-constrictive « des excitations de Técorce cérébrale, il résulte du rôle « vaso-constrictif de Técorce et du rapport brièvement ex- « posé plus haut des fortes excitations avec l'élévation « de la pression vasculaire, que la transmission des fortes (( excitations dans la conscience élève la vasoconstriction et (( la pression \ d'où résulte une anémie active, et, que ce soit « cela ou non qui amène la perte de la connaissance, le « sentiment de douleur se lie à une vaso-constriction in- « tense ^ » .
Meynert admet donc un processus assez simple ; les fortes excitations détermineraient une vaso-constriction bientôt suivie d'hypertension, et Fexpérience animale justifierait d'après lui cette hypothèse.
A la vérité, il ne nie pas rexistence de certaines réactions cardiaf[ues. « L'obnubila tion de la conscience, écrit-il, le mal do coMu- et le ralentissement du pouls peuvent témoigner d'une irradiation sur le nerf cérébral du cœur, le vague, d'où anémie du cerveau par suppression de la systole'^ ». Mais ces symptômes ne rentrant pas dans le cadre de son étude (^Lcs maladies du cerveau antérieur^ ^ il se conline dans des considérations cliniques sur le rôle vaso-constricteur des cellules de Fécorce.
En France, Claude Bernard et M. Richet ont plutôt étudié l'influence directe de la douleur sur le cœur que sur la vasoconstriction. « L'arrêt du cœur ou syncope, « écrivait Bernard, peut succéder à toute action perturba- « trice, violente et subite, de quelque nature qu'elle soit^ », et dans son article sur le cœur ^ il ajoute :
I Le rapport de la pression et de la vaso-constriction a été exprime par Marey dans les deux lois suivantes, dont je donne ici l'énoncé provisoire : « La vaso constriction périphérique détermine lélévation de la pression artérielle et le ralentissement du pouls. « — « La vaso dilatation péripliérique détermine des phénomènes opposés. »
2. Kiinik der Erkrankungen des Vorderhirns, I, 177. Wien, i88/j.