I. Psychologie de Valtention, p
MECAMSME ORIGINEL DE lA TRISTESSE ET DE LA JOIE I70
(( Si nous supposons quil ne tient pas encore sa victime, (( mais qu'il la voit et la guette, tout son organisme est à Télat « de tension extrême, prêt à agir ; les mouvements ne sont (( pas réalisés, mais la plus légère impulsion les fait passer {( à Factc. — A un degré plus faible. Fanimal rôde cherchant. « des yeux et de Fodorat, quelque capture que le hasard « de la chasse lui amènera ; c'est un état de demi-tension, « linnervation motrice est beaucoup moins forte et vaguece ment adaptée. Enfin, à un degré plus faible encore, il est (( en repos dans sa tanière ; l'image indécise d'une proie. « c'est-à-dire le souvenir de celles qu'il a dévorées, traverse « son. esprit ; l'élément moteur est très peu intense, à l'état « naissant, et il ne se traduit pai" aucun mouvement visible. (V II est certain qu'entre ces quatre degrés, il y a continuité « et qu'il y a toujours en jeu un élément moteur avec une « simple différence du plus au moins. »
Dans un cours inédit '. il joignait à cet exemple de tendances positives un exemple de tendances négatives c'est-à-dire de mouvements arrêtés à l'état naissant.
« Considérons maintenant, disait-il, les état^ par lesquels « passe la proie. Lorsqu'elle est sous la grilTe, paralysée par « la peur, dans un état de cataplexie complète, c'est l'arrêt « absolu des mouvements. — A un degré inférieur, il y « aura toujours un arrêt, une peur, qui détruira ou suppri- « mcra un grand nombre de mouvements, mais il y aura « déjà des petits mouvements de fuite, l'arrêt ne sera pas (( absolu. Enfin, quand la proie rêve ou imagine le danger, « elle ne présente qu'une peur très atténuée et l'arrêt des « mouvements est à peine marqué. »
Dans le premier cas, la tendance comprend tous les degrés qui vont de l'image motrice jusqu'au mouvement lui-même, dans le second, tous les arrêts de mouvements qui vont tic la simple représentation de l'arrêt jusqu'à la cataplexie : mais il est bien ('vident fjuo dans les doux cas, ni les mouvements de déchirement et de lutt(\ ni la cataplexie ne sont des ten-