‹ La tristesse et la joieChapitre 7 sur 146 · I. Homme et l Intelligence, p. i · texte numérisé non relu

I. Homme et l Intelligence, p. i

•A. .Vcaciémio dos Scioncos. iiS-yi». cnmj>tes rendus, p. locj.

t6 l\ tristesse et la joie

la pression, si le cœur est ralenti en même temps, la pression s'abaisse malgré la vaso -constriction ; si, au contraire, le cœur presque ralenti envoie une quantité de sang suffisante, le resserrement vasculaire relèvera la pression. » M. Franck ajoute d'ailleurs que Tarrêt ou le ralentissement du CŒ'ur sont des phénomènes constants, mais parfois assez peu marqués pour passer inaperçus.

Les concomitants vasculaires jDeuvent donc être aussi bien centraux que périphériques, cardiaques que cérébraux.

Meynert considère surtout Tinfluence vaso-constrictive des fortes excitations de Fécorce, M. Richet l'arrêt du cœur dont il fait une loi constante, et M. Franck, qui admet aussi un arrêt primitif du cœur, conclut que c'est la prédominance du phénomène cardiaque ou du phénomène périphérique qui donne sa physionomie organique à la douleur. Mais quelle que soit la théorie adoptée, on voudra bien remarquer que les modifications vasculaires aboutissent en dernière analvse à l'anémie périphérique et cérébrale.

Ce n'est pas que cette loi ne souffre pas d'exceptions. — Mantegazza a pu constater chez Fhomme que les douleurs fortes tantôt activent et tantôt ralentissent le cœur ; il v aurait donc parfois des effets toniques*. Mais il croit pouvoir expliquer cette anomalie en attribuant l'augmentation numérique des systoles aux contractions musculaires et aux mouvements qui accompagnent certaines douleurs. « De fait, dit-il, en imitant les mouvements qui accompagnent habituellement la douleur, on obtient la même accélération du pouls. »

2° L'influence de la douleur sur la respiration est aussi irrégulière. — Mantegazza qui l'a étudiée dit que la respiration est rendue « tantôt plus fréquente et plus superlicielle, tantôt plus profonde et plus rare. » Les modifications du chimisme varient aussi, mais beaucoup moins ; en général l'acide carbonique exhalé diminue ; c'est du moins ce qui se dégage de 20 expériences faites sur des lapins, des pi-

Page 1