I. Mantegazza. La Physiologie de la Douleur, p
INTRODl CTION I "
geons et des cobayes. — Dans craulrcs cas plus rares ((S sur 28), Tacide carbonique est augmenté, et cette augmentation, tient sui^ant Mantegaz/.a, aux mouvements musculaires qui se sont produits cbez Fanimal ])endant Fexpéricnce. Mais, qu'il y ait ou non réaction motrice, augmentation ou diminution de Tacide carbonique, c'est un fait d'expérience que la température baisse toujours.
« J'avoue, dit Mantegazza, que, me préoccupant beaucoup « de la somme de chaleur que produisent cbez les animaux « les contractions musculaires, je m'étais figuré que la dou- « leur serait accompagnée d'une augmentation de la calori- « fication, l'action musculaire étant très intense sous l'in- (( fluence des grandes soufTrances. L'expérience prouva tout « le contraire*. » En fait, il a noté une diminution moyenne de i",27 chez le lapin et de 1*^,07 chez la poule.
Tout ce qu'on peut diie sur les elTets calorifiques des grands mouvements, c'est qu'ils empêchent la température de baisser davantage et qu'ils ont un rôle de compensation.
o*" La douleur ralentit e( trouble les fonctions digestives. Mantegazza a constaté qu'elle diminue raj)pétit, arrête la digestion stomacale, détermine des vomissements et des diarrhées. — La nutrition générale elle même est atteinte, comme le prouvent la diminution d(^ l'acide carbonique exhalé, la décoloration de la peau, des poils, la modification des sécrétions urinaires, lacrymales, l'amaigiissemenl et la faiblesse extrême de l'organisme chez les aniniaux siij)éiiours. Le résultat indirect, c'est « la préparalion duii teriain plus [)F'()pre à tous les germes pathologiijues hérédilaii(^< 011 acquis- )>.
(i'esl luie (pu^slioM (fui n'esl |)as rt'sohie (|iie celle de la loxicilé de la douleur. « Il est j)rol)al)le mais non |)as dé monlré, dit à ce sujet Manlegazza. ((iie la douliMu- non >eule nienl alfaiblil l'orgainsme par une diniiiiuliou directe du processus digestif o[ asslmilaleur. mai'- peiil au^^^^i allcM'er la