‹ La tristesse et la joieChapitre 72 sur 146 · I. Darwin, Expression des Emotions, p · texte numérisé non relu

I. Darwin, Expression des Emotions, p

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Il en résulte que le malade emprunte de tout coté les raisons justificatives de son plaisir et nous présente un ensemble peu cohérent et d'ailleurs changeant de représentations, d'idées, de projets délirants. — Le normal n'échappe pas à cette surproduction et à cette incohérence, mais, en même temps, il se retourne sans cesse vers la cause de sa joie, la reprend à titre secondaire, la détaille. La représentation initiale devient ainsi le centre dun grand nombre de représentations; elle s'impose, d'unp façon consciente ou non, et détermine, au milieu de l'incohérence générale, un état d'obsession que j'ai déjà remarqué chez Antoinette, le phis normal de mes sujets morbides.

C'est là une source importante d"idéalion. la plus importante même, que nous devons joindre chez les sujets sains à toutes celles que nous venons d'énumérer.

Tel est dans ses grandes lignes le mécanisme originel de la tristesse et de la joie, tel est le contenu normal et morbide de ces sentiments. — J'en aborde maintenant la physiologie, et ce me sera l'occasion de substituer des laits plus précis aux notions un peu vagues d'épuisement, de puissance, d'activité, dont j'ai usé jusqu'ici. — Que si cpielque obscurité subsiste à leur sujet, je demande qu'on me lasse crédit de quelques pages et qu'on veuille bien se rappeler que les réactions psychiques déjà analysées ne sont qu'une [)artie des réactions biologiques dont l'ensemble constitue la tristesse et la joie.

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