Manlegazza. Physiologie de ht Douleur, y. (")(î
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composition du sang en y versant les produits d'une digestion défectueuse, les vrais ferments d'une maladie prochaine ou éloignée^ » ; et Oppenlieimer, quia cherché dans cette voie, arrive également à penser que, dans tout organe sensoriel, la cause de la douleur est une aUération d'espèce chimique, une production de toxines '.
4*^ Les fonctions des muscles de relation comme les fonctions respiratoires traduisent la douleur de deux façons très opposées. Nous avons déjà vu Mantegazza parler du chimisme respiratoire qui augmente sous Finfluence des grands mouvements et diminue dans le cas d'immohilité. — « Tous les (( physiologistes savent, écrit à ce sujet M. Richet, que quand « on fait une vivisection, il y a une diversité absolue pour la « manière dont les animaux semblent souffrir. Les uns restent « immobiles, FœU fixe, sans s'agiter, sans se plaindre, et pa- « raissent comme frappés de stupeur. Les autres, au contraire, « gémissent, hurlent, et s'agitent avec frénésie. De même, alors « que le chloroforme ne venait pas supprimer la douleur des (( opérations chirurgicales, il y avait des malades restant muets « et immobiles, d'autres pleurant et se débattante » La douleur peut donc se manifester par la stupeur ou par l'agitation.
(( Ce dernier cas, dit Ribot, paraît en contradiction avec (( la formule générale qui lie la doideur à une diminution (( d'activité, et il me paraît avoir été mal interprété par cer- « tains auteurs. En fait, cette excitation violente est une dé- (( pense qui se fait rapidement sentir et laisse fmalement « l'individu très appauvri. Elle ne découle pas, comme dans « la joie ou le jeu, d'un surplus d'activité ; elle est débili- (( tante, irrégulière, spasmodique*. » Il semble donc qu'on puisse, d'une façon générale, se rallier à cette opinion de M. Féré ' que la douleur s'accompagne d'une diminution de l'énergie musculaire.