‹ La tristesse et la joieChapitre 84 sur 146 · IL · texte numérisé non relu

IL

^ T -li

2;^ r '^ifî^

? =1 ± ig

% ""il i "

Wa a -k

ij^l

± «^llt

■zi % % ^^^

-^ '^^ -:;^ JC

"^ iC^'

SK^ ^^ 9'^/ >

^s^ 7 ii "s.

-1 - iE^i V

cs| ±^

fc ~|l V-

^^ ^^i tt

B^ ^Tt tig ^

>~^ -5^ >te| M^

si 5 <2| -^v^

-1 > sf "" 1

"1 \ Sy \ 'A

-1 ± 3 ïi -.±

OOOOOOOOOOI OOOOOOOOOOI

O00OOO0C30<

oooooooooi

OOOa33-OJOOO<Oirti

ooooooooooo ooooooooooo

psTCHOPHYSioLorwT: m: i.v liusTKssr et dk i.a joie 267

plus ou moins suivant qu'ils sont excités ou déprimés, mais Tobjection serait superficielle, la soif n'étant elle-même qu'un symptôme en rapport avec la concentration du sang, et la rapidité de l'excrétion urinaire.

Les sueurs se produisent également avec plus d'abondance que dans la mélancolie passive ; il en est de même, autant que j'ai pu en juger, de la salive, de la sécrétion sébacée et surtout des larmes.

Je ne prétends pas résoudre, par cette comparaison des deux tristesses, la question si controversée de l'origine des larmes dans la tristesse, mais je voudrais au moins en profiter, pour mieux poser le problème.

On rattacbe d'ordinaire le phénomène des larmes à toute espèce de tristesse et par cette raison on n'arrive pas à l'expliquer. (( Un des attributs les plus réguliers de la tristesse, a dit Lange, paraît en opposition avec les caractères précé- « dents (la vaso-constriction périphérique), je veux parler « des pleurs avec l'abondante sécrétion des larmes, le visage « rouge et gonflé ; les yeux rouges, la sécrétion plus riche « de la muqueuse du nez, symptômes très sensibles qui « témoignent d'une forte vaso-dilatation dans la peau du « visage et dans les muqueuses voisines. On peut cependant (( admettre que cette dilatation est une réaction postérieure « à un rétrécissement, un relâchement des muscles artériels « après une forte constriction. Cette explication des pleurs « semble gagner en vraisemblance par ce lait qu'ils com- « mencent quand la tristesse décroît et, comme on sent en « eflct un soulagement dès que les larmes coulent, le peuple « explique ce rapport en disant qu'elles diminuent la Iris- « tesse : pleurer soulage ; on reprend haleine en pleurant, (( on noie non chagrin dans les larmes^ ».

Plus loin, Lange, comprenant l'insunisanco de cette explication, en hasarde une seconde aussi hy[)()lhéli(|uc et aussi vague : « Je ne suis pas absolument certain, dit-il, de « l'explication que j'ai donnée plus haut de ce phénomène

Page 1