I. Allg. Zcitschr. f. Psrch., XYt, p. 5^|i
PSlClIOCHIMIi: DE I.A TRISTESSE ET DE LA JOIE 'JOI
a quittés des le début de sa convalescence, je n"ai de cliifTres à donner que pour la période aiguë (iig. A2).
Octobre 1891'
Noverr.brç»
Décembre '
Janvier 1 février ■ Marb |
Poids
isuels de Loui.--
1)1... uiéJancolicpic acliNe. a donné la coiubc plus complète (juc Aoici, pendant révolution assez courte de sa maladie; elle était fout à lait guérie quand elle est soilic (lig. \l\y
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Edouard. déj)rimé. est resté maigre avec Vl l^il- pendant tout le temps que je Tai suivi (trois mois environ).
En général les sujets nous arrivent déjà maigres et c'est |)()urquoi ils semblent peidre moins jiendant leur maladie, (pTils ne regagnent pendant l(Mn'C()n\alescenc(\ mais Taujaigrissemenl est ce])en(lant très facile à constater.
(hie se passe t-il dans la joie !•
Si on l'étudié chez des uiania(|ues aigus ou chez (le> excités maniaques, on assistera, d'après Nasse, aux mêmes phénomènes successifs de déperdition et de gain (pie dans la mélancolie.
Les mania(pi(^> maigris>eiil. (mi dlèl. depuis le dt'hnl d(> l(Mn- maladie ju^ciu'à son apttgt'c. cl ce! amaigri«->-ement sç
produit, malgré rappctit du malade et la bonne assimilation des aliments, car le corps dépense alors, en mouvements, beaucoup plus qu'il n'acquiert'.
Mais si on étudie sous le nom de joie des excitations légères où la dépense n'est pas excessive, j'ai tout lieu de penser qu'on constatera toujours une augmentation de poids.
Voici en effet la courbe des poids de Marie, notre circulaire, pendant l'excitation et la dépression (fig. [\[\).
Cette courbe a été établie au moyen de pesées quotidiennes qui vont du i*"' février 1896 au 00 octobre de la même année. Ces pesées ont toujours été faites le matin quand la malade était à jeun et dans les mêmes conditions physiologiques.
Malgré quelques ascensions et quekpies chutes exceptionnelles, la courbe est significative. — On > lit très nettement que Marie engraisse pendant l'evcitation et maigrit pendant la dépression. Et je ne crois pas qu'on puisse, pour expliquer ces variations de poids, invoquer les variations de l'appétit, très grand pendant l'excitation et très faible pendant la dépression. L'appétit n'est en effet qu'un symptôme, le signe d'une assimilation plus active, et ce serait tourner dans un cercle que d'expliquer par les variations de l'appétit les variations du poids.
Pour apprécier la désassimilation et l'intensité des coinbuslions j'ai usé d'un procédé l)eaucoup plus précis, l'analyse des déchets solides ou gazeux emportés par le courant efférent, et je rapporte ici quelques analyses de l'urine excrétée et des gaz expirés.
En abordant la nutrition par ce procédé nous touchons indirectement aux phénomènes essentiels de la vie cellulaire ; ce sont les modihcations profondes des éléments anatomiques que nous essayons de péjiélrcr.
Pour faciliter rintelligcuce des analyses qu'on va lire, je crois devoir rappeler très brièvement la signification de divers produits excrémentitiels de l'urine :
I, Cf. Kran't-EIjing. Of). cit., \^. '6S'6.
PSYCHOCIllMIE DE LA THISTCSSE ET DE I.\ JOIE
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