CHAPITRE Yll
»SYCHOPHYSlQLE DE LA TRISTESSE ET DE LA JOIE
La psychophysique, telle que son fondateur Feclmer Ta pratiquée, ne porte guère que sur un ]3oint assez spécial : le rapport de rexcilation avec la sensalion et la mesure des sensations.
J'ai rintention, au cours de ce chapitre, de prendre le terme de psychophysique dans un sens plus étendu, et, pour éviter tout malentendu, je commence par fixer ce sens.
Les phénomènes physiques, comme le son, la lumière, les odeurs, les saveurs, la chaleur et les mouvemciils ont, par leurs variations d'intensité, une grande influence sur nos étals affectifs. — Etudier cette influence c'est faire la psychophysique de la tristesse et de la joie au sens strict et traditionnel du mot.
Mais, d'autre part, la joie et la tristesse s'expriment physiquement par des changements organiques de couleur, de température, de mouvements et même d'odeurs. — C'esl encore, à mon sens, faire de la psychophysique que d'étudier le rapport de la joie et de la tristesse avec ces différents phénomènes. Toutefois l'étude des mouvements présentant un intérêt particulier, je lui réser\e un chapitre spécial où, sous le nom de psychomécanique, j'étudierai l'expression.
Je n'insisterai guère sur la jîsychophysique de la tristesse et de la joie prise dans son sens traditionnel. Cette psycho- [)hy sique, M. Féré l'a faite dans son li\re très connu sur la sensation et le mouvement \