‹ La troisième expédition Belge au pays noirChapitre 23 sur 33 · CHEF DE LA 3"' EXPÉDITION BELGE MORT LE 25 FEVUIER · texte numérisé non relu

CHEF DE LA 3"' EXPÉDITION BELGE MORT LE 25 FEVUIER

L'EUROPE ET L'AKRIQUE VÉNÉRERONT SA MÉMOIKE

Un honmie, préposé à la garde de l'humble monument, escalade chaque jour le sentier tortueux qui y mène.

A l'abii des atteintes des animaux nécrophages et des hei'bes gigantesques envahissant le sol non cultivé, cette chapelle durera moins, sans doute, que nos regrets. Mais un jour viendra, je l'espère, où une colonie européenne, récoltant à Karéma le fruit de nos luttes et de nos efforts, la renq)lacera par un mausolée plus digne d'une semblable mémoire.

— Au milieu de tant d'occupations diverses et de travaux activement menés, les journées passent comme des éclairs.

Eu voici, d'ailleurs, la division ordinaire :

Au coup de cinq heures et demie, le réveil est sonné, sur mon cor de chasse, par un homme de garde, ou un cuisinier, écorchant consciencieusement la fanfai-e du l'oi Dagobert que je leur ai apprise.

Un bain froid m'a été apprêté, dans une grande cuvette de caoutchouc. Rien de plus salutaire dans ce pays et à cette saison pour tremper les nerfs, surtout si, en sortant de l'eau, on se livi-e à quelques mouvements gymnastiques.

Mon premier déjeuner se compose de galettes de mais ou de petits pains de froment. Pas de beurre. De tout notre bétail, une seule vache a fait un veau, auquel je suis obligé de disputer une faible partie de son lait ! Quant au thé, je le sucre de miel.

A six heures, je me lève pour commencer la ronde du fort. En cette saison, où le soleil luit dans l'hémisphère nord, les nuits sont

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