‹ La Troisieme RepubliqueChapitre 103 sur 112 · partie de ses avantages, "sans aucun de ses inconvénients · texte numérisé non relu

partie de ses avantages, "sans aucun de ses inconvénients

Un personnage de Balzae aux environs de 1830, désireux de

s'offrir un succulent déjeuner, entre chez le meilleur traiteur du Palais-Royal, compose un excellent menu et s’en tire avec ue »

addition de 14 franes, à

Quelques mois avant la guerre, en 1914, on pouvait avoir |

pour cette somme, au Café Anglais, alors qu’il existait encore,

Le coût de la vie.

chez Larue, un déjeuner, sinon succulent et composé des mets :

‘ les-plus rares, du moins très bon. C’est la preuve que, même

dans Fa capitale, devenue déjà cependant par l’affluence des étrangers, une sorte de ville d’eaux, les prix n'avaient pas, durant le cours dw siècle, très sensiblement monté. À plus forte raison en province. SES

Un étudiant vivait sans trop de privations au Quartier-Latin

pour 150 francs par mois. Pour 200 son existence était large. .H trouvait une pension suffisante pour 80 ou 90 francs, une chambre pour 30 ou 40. Certains produits agricoles, noûs

É RAR È x avons vu plus haut, se vendaient moins cher qu'il y. a-

cinquante ans. Il en était ainsi du sucre, de maints produits étrangers : thé, café, ete...

Quand on parle aujourd’hui, non sans quelque regret mélancolique, de la douceur de vivre qui marqua les années d’avant-

guerre, c'est à cette facilité, à ce bon marché de l’existence :

qu'on pense le plus souvent. Cette douceur et cette facilité

paraissent beaucoup plus grandes quand-on les comparé aux dures conditions du présent.

AT AL Lee : E DES US F RA NSUO RNA pie Fe ne US Fe VIE Re Ces fe ÉENRS Lars 7 ù hard blement équilibrée, où l’agriculture et ancen ; donnait à ses habitants et à ses viside me er, avec le minimum de frais, une agréable qu'ailleurs. RAS

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ï Fon peut dire, les immenses réserves du pays. La tranquilité revenue, la nation s'était remise au travail et à épargne qui sont ses qualités dominantes. L'argent, les capiix étaient en abondance. Faute de s’employer dans la métroole, ils étaient largement investis au dehors. Ils rapportaient les revenus importants qui venaient s’ajouter à la masse des

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1esses incessamment accrues. à NE RL ar Ti - TUE SUR RE SE PE MERE à LÉ Pi ei SA +. « Lavtation..

* Ce que l’automobile a fait pour les habitants d’un même ay, laviation est en train de F accomplir entre les différents pue de l’univers. Ici encore, la marge du progrès est quasi smitéesi Li DR | À Préparé par les vols d’essais des frères Wright, l’aéroplane se. Fun a le grand public, lors du fameux meeting de Reims, dans l'été de 1908. Ce furent des journées magnt- | fiques, triomphales. Tous ceux de nous qui les vécurent eurent le sentiment qu’un pas immense venait d’être accompli. Aux __ portes de cette cité merveilleuse qu'était Reims d’avantguerre, les spectateurs des tribunes virent, à l'extrémité de la piste, un, deux, trois, quatre, cinq, six avions se lever du sol, survoler plusieurs fois le champ de courses et se poser à nouveau aussiaisément, aussidoucementqu'ils s'étaientenvolés. L'homme venait de conquérir un nouvel élément et le champ de cettè ne. conquête n’a pas cessé de s'étendre. À pas de géant, l'emploi de l’aéroplane s’est répandu. Des lignes aériennes régulières . rejoignent entre elles les diverses capitales. On va en une = journée de Paris à Casablanca, soit un gain de trois jours sur $ Le voies les plus rapides. Cette rapidité s'accroît sans relâche. Des aviateurs, pour la plupart français, ont accompli d’une seule traite des vols prodigieux atteignant ou dépassant 6 000 kilomètres : Paris-Omsk au milieu de la Sibérie ; Paris-. Karatchi, sur le Golfe Persique. Survolé à des vitesses pareilles, l’univers qui paraissait immense à nos pères, nous semble tout d’un coup très petit. En guère plus d'une semaine, il serait possible d’en faire le tour.

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