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TS ae LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE
7 L'aspect de Paris. |
Jusqu'à l'apparition de l’automobile, aux premières années
de ce siècle, l'aspect de la rue parisienne change assez peu. Les
véhicules à chevaux, camions, fiacres, omnibus, équipages de maîtres laissent aux piétons, même dans les endroits les plus encombrés, le moyen de se faufiler au travers, aisément etsans danger. Le rythme de la circulation s’opère au ralenti. Quand les tramways font leur apparition, d’abord assez timide, beaucoup d’entre eux sont traînés par des chevaux et ne vont pas plus vite que les voitures. Le chemin de fer souterrain, le métropolitain qui reste longtemps à l’étude, sur qui les chansonniers du café-concert exercent leur'verve, comme s'il ne devait jamais être achevé, le fut cependant et les premières lignes ouvertes au publie, lors de l'exposition de 1900.
Ceux qui n’ont pas connu ce Paris de la fin du siècle dernier ne peuvent guère s’imaginer à quel point les promenades y étaient faciles et délicieuses. ;
L'automobile a changé bien vite tout cela. En accroissant dans des proportions considérables la vitesse des véhicules, elle interdit à peu près aux piétons l’usage dela chaussée. Traverser une rue devient un problème difficile et plein de dangers. Fort heureusement, Haussmann, injustement critiqué, “avait vu, pour son époque, très juste et très grand. Grâce aux larges artères qu'il fit percer, la circulation reste encore possible dans les principales avenues. Elle ne le restera plus très longtemps. Le nombre des voitures augmentant sans cesse, et d'une progression ininterrompue, il faudra se décider d'ici peu, ou à élargir les rues, ce qui coûterait fort cher, ou à prendre des mesures très sévères : interdiction des véhicules à chevaux, défense de laisser stationner les voitures, suppression des tramways, etc.
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