‹ La Troisieme RepubliqueChapitre 109 sur 112 · AP · texte numérisé non relu

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de la poésie parnassienne, sont finis, bien finis. Il faut à cette

nouvelle génération des formes de pensée et d’art moins figées,

plus vivantes, plus spontanées. 1 k

Ce qui frappe dans ce mouvement littéraire c’est d'abord l'abondance et la variété de la production. La diffusion, le bon

marché du livre ont multiplié dans des proportions considé-

-sion d'homme de lettres, vivant de sa plume, est devenue de

plus en plus répandue. La guerre n'a fait qu'accroître ce

besoin de lecture et augmenté cette production.

La littérature et la politique ont entre elles des points de contact de plus en plus nombreux. Qu’une grande rise, l'affaire Dreyfus, vienne passionner, secouer la nation, les littérateurs, les intellectuels, les savants se méleront à la bataille. PA F

Si l’on’essaie, pendant le demi-siècle qui suit 1870, de dégager quelques tendances générales, on constate que le mouvement littéraire, dans son ensemble, a suivi à peu près la courbe du mouvement philosophique, l’évolution des opinions et des idées. ,

Après le roman naturaliste dont la formule était par trop désséchée, une réaction très vive se produit. Les générations nouvelles brûlent avec ardeur ce que les prérédentes avaient adoré. Pour celles qui arrivaient à l’âge d'homme un peu avant la guerre, Zola apparaît déjà terriblement lointain. Il se produit uneé-cassure très nette, la même exactement que nous avons constatée dans l’évolution philosophique lorsque les idées de Bergson prennent la place de celles de Taine et de Renan.

Renouveau du spiritualisme, du sentiment religieux, exaltation des forces morales, sentiment de confiance dans la force et les destinées de la France, tout cela qui se manifesta avec

éclat lors de la grande épreuve que fut la guerre, procède des mêmes causes.

. Le rayonnement de la pensée française.

T k = à £ . “ Notre littérature et notre langue continuent à rayonner dans le monde. Mais elles trouvent devant elles des coneurrents de plus en plus nombreux, de plus en plus forts. La primauté

. Lüuicrature et politique." 4

En littérature, les temps du naturalisme, aussi bien que ceux à

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räbles et le nombre de lecteurs et celui des auteurs. La profes-

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He ne d’ biens ® : Amérique, Angleterre, colonies,

plus, 8 - - Allemagne-Autriche rétnies, co-Slovaquie, de la Hongrie, dépassent

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numériquement avant le français.

‘italien le serre de très près.

s ne sommes plus ainsi, si l’on tient compte uni da mt 24 nombre, qu'au quatrième rang.

faut remarquer toutefois, — c’est là un facteur important, - — que, parmi les étrangers, surtout dans les nations latines : Es- < pre Italie, presque toutes les personnes cultivées parlent nçais ou en tout cas savént suffisamment notre langue pour lire nos journaux, nos revues et nos livres. Notre rayonnement es intellectuel se trouve ainsi considérablement accru. Nous devons: veiller avec soin à ce qu’il ne diminue pas. C’est un des éléments principaux de notre situation morale dans lé monde. + Dans tout l’ rient, la France, pendant les vingt-cinq dernières 3e années, a gagné du terrain. Îlren est de même-en Amérique latine. Les progrès sont moins marqués aux Etats-Unis, à cause des difficultés très grandes que rencontre la diffusion de notre langue, dans un pays formé de toutes les races, où l’élite, les anciennes classes dirigeantes sont submergées par les nouveaux

arrivants

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