‹ La Troisieme RepubliqueChapitre 12 sur 112 · FR · texte numérisé non relu

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Élection Barodet.

’élection à Paris du républicain Barodet, qui passe grâceà l'intervention agissante de (Gambetta, est un échec pour Thiers qui avait soutenu son ami Rémusat. Flle agit sur l’Assemblée comme un épouvantail ; elle la pousse aux décisions immédiates. Rien, mieux que cette élection, ne prouve la situation très difficile dans laquelle Thiers se débat La politique du juste milieu, qu'ilessaie de faire prévaloir, a contre elle les républicains qui la trouvent trop molle, les monarchistes qui lui reprochent de favoriser par trop leurs adversaires.

Buffet, Président de combat.

À la suite d’un incident parlementaire, le Président de la Chambre, Grévy, ayant donné sa démission, est remplacé par Buffet, un Président de combat. Dès lors les événements se précipitent, Les « droites » se réunissent ; un complot contre Thiers s'organise. On est tellement sùr de l’abattre qu'on lui cherche dès maintenant un successeur. Les Orléanistes avaient proposé le duc d’Aumale que les légitimistes font écarter. Un soldat qui donnerait confiance à l’armée, qui au besoin favorisera un coup de force, paraissant tout indiqué, l'accord des conjurés se fait sur le noi du maréchal Mac-Mahon.

La grande séance.

Les positions sont prises. Thiers, informé de tout, attend la bataille. C'est le duc de Broglie, un des chefs orléanistes, qui : l’engage, au cours d'une séance digne des plus grandes journées parlementaires par la beauté des discours et l'élévation des * débats. Thiers, en dépit de son âge, est demeuré trop allant, trop combattif pour ne pas se jeter au milieu-du combat. Les règles constitutionnelles provisoirement adoptées lui en donnent le droit, pourvu qu'il le demande par un message. Dans un dis-

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