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Il y a beaucoup de vrai dans cette remarque. C’est en défi- ! , nitive la force, le prestige de l'Allemagne qui maintiennent la Dr concorde dans ce singulier ménage à trois qu'est devenue la + Triple-Alliance. | pet 4 à L'irritation passagère de l'Italie contre la France, le sentiment, d’ailleurs exagéré de sa faiblesse, l'ont amenée à entrer , dans cette combinaison. À mesure que chacun de ces motifs perdra de sa force, elle éprouvera de plus en plus le désir et le besoin de s'évader, en esprit, sinon dans la lettre. La Triplice devient pour elle une manière de prison. Elle renouvellera automatiquement, du bout des lèvres, le pacte, mais sans y attacher autrement d'importance, en se disant qu'après tout, les arrangements diplomatiques n’ont jamais qu’une valeur des plus relatives.
Lors d’un de ces renouvellements périodiques, aux premières ‘années de ce siècle, un homme d'Etat italien très intelligent, Ê Visconti-Venosta, déclarait à notre ambassadeur Barrère : « Pourquoi diable vous inquiéter ? Avez-vous remarqué que la Sainte-Alliance n’a jamais été publiquement dénoncée? Elle est morte cependant, et bien morte. Qui vous dit que la Triple- Alliance n'aura pas le même sort? »
L'alliance franco-russe
La Triple-Alliance une fois conclue conduisait fatalement et par la force des choses, à rapprocher l’une de l’autre les deux grandes puissances de l'Europe, demeurées en dehors : la Russie et la France. Un certain nombre de circonstances pouvaient retarder ce rapprochement et elles le retardèrent ; mais elles ne réussirent pas à l'empêcher.
La principale, celle-là même qui, l'alliance conclue, devait en rendre l’application si difficile, consistait dans la différence, on peut même dire lopposition des régimes : autocratique en Russie, démocratique en France. On avait vu, certes, dans les siècles précédents, François I”, le roi très chrétien, s’allier ouvertement au Grand Ture. Mais la religion seule les séparait qui, dans le domaine politique, n’est jamais un obstacle très sérieux. Le contraste si marqué des régimes créait un intervalle plus difficile à combler: les dirigeants russes étaient portés d’instinct à se défier des dirigeants français, à redouter leur instabilité et leurs indiscrétions. Il fallut du temps et bien des efforts pour éliminer peu à peu ces obstacles. En Russie,