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CONGRÈS DE BERLIN, — TRIPLE-A LLIANCE

__ L'avènement du nouvel Lis fes d'Allemagne qui renvoya . presque aussitôt Bismarck, libérait le tsar Alexandre IIL Les négociations, entre Paris et Saint-Pétersbourg, se précisent. Le : renouvellement de la Triple-Alliance, un rapprochement anglo- allemand que l’on redoutait, inquiétaient la diplomatie russe. Le Tsar cependant hésite encore à se lier par un accord formel. ee” Le principal motif qui le retient est la crainte de voir cet : accord divulgué. Il ne croit pas que les hommes d’Etat français - puissent conserver le secret, à quoi il tient par-dessus tout.

À défaut d’un traité en bonne et due forme, on essaie, de part et d'autre, de négocier un arrangement, qui sera complété par une convention militaire. La flotte française est officiellement invitée à Kronstadt. Le Tsar se rend à bord du

navire amiral (25 juillet 4891). Le projet d'arrangement, préparé par le gouvernement français, a pour objet Lure « définitivement les deux puissances ». L’entente se fait finalement sur ce texte rédigé par la France et accepté par la Russie : « Les deux gouvernements se concerteront sur toutes les questions de nature à mettre en cause la paix générale. Pour le cas où cette paix serait effectivement en danger, et spécialement pour celui où l’une des deux parties serait menacée d’une agression, les deux parties conviennent de s'entendre sur des mesures dont la réalisation de cette éventualité imposerait . d'adoption immédiate et simultanée aux deux gouvernements. »

C’est dans ce style abominable, n'ayant certes rien de commun avec celui de Voltaire, que la plupart des traités seront désormais rédigés !

D'une façon discrète et voilée, mais cependant assez claire, le Président du Conseil, M. Ribot, fait dans un discours à : Bapaume, une allusion à cet événement : « Nous saurons garder, dit-il, dans une situation nouvelle le calme, la dignité. »

he convention militaire, complément , indispensable de V'accord, est signée le 18 août 1892, par les deux Etats-Majors au nom de leurs gouvernements. Elle stipule, de la part des deux pays, un appui réciproque, au cas où l’un d’eux serait attaqué par un membre de la Triple-Alliance. Elle les oblige à mobiliser immédiatement, dès la nouvelle de la mobilisation adverse. Elle prévoit les forces indispensables à employer de * part et d'autre contre l’Allemagne : treize cent mille hommes . du côté français, sept à huit cent mille du côté russe. Elle assure la coordination des hauts commandements. Elle interdit aux deux gouvernements une paix séparée. L

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