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CONGRÈS DE BERLIN

: wr de : # 4 , e or + D £ un crédit pour loccupation, d'accord avec les Anglais, du canal de Suez, il fut battu à une énorme nds oies

Es F- de-démissionner. Clemenceau résolument et violemment hos- = tile à tout ce qui ressemblait à une expédition coloniale, ter- aminait ainsi son discours : « L'Europe est couverte de soldats; __ tout le monde attend, toutes les puissances réservent leur Ée liberté d’action pour. l'avenir, réservez la liberté de la 4 C'était poser aussi mal que possible le problème. La France gardait, en effet, sa liberté, mais elle perdait du même coup

Egypte, politiquement tout au moins. L’Angleterre, à qui était - refusée notre collaboration, serait seule désormais à y domi- ner. Elle envoya peu après un petit corps de débarquement

e dispersa, presque sans coup férir, cette armée égyptienne,

-dont on s'était fait bien à tort un épouvantail, entra au Caire . et pacifia le plus aisément du monde le pays. Depuis, l’Angleterre est en gypie ; elle y est restée et elle y restera. Lorsque diplomates et gouvernants sont coupables de quelque défaillance, ils essaient parfois plus tard de les rattraper par des voies détournées. Neuf fois sur dix ces efforts sont partaitement vains.

Maîtres politiquement, militairement de l'Égypte, les Anglais ne pouvaient pas ne pas étendre la main sur ce qui en est le prolongement : le Soudan égyptien. Ils le pouvaient d'autant moins que de bonne heure l’idée grandiose les tentait de couper de part en part, du nord au sud, l'Afrique, de relier

- par une chaîne ininterrompue toutes leurs possessions du Cap * à Alexandrie. Il était donc évident que tout essai de rouvrir

par le moyen du Soudan, la question d'Egypte qui, étant - donnée notre carence initiale, ne pouvait plus être rouverte, se heurterait de leur part à un refus catégorique. Comme il s’agissait ici, pour l'Angleterre, d’une question essentielle, c’est mal la connaître que de croire qu’elle n'irait pas jusqu’au bout, y compris la menace d’une guerre, pour appuyer sa décision. Lorsqu'il expédia un peu au hasard, et sans bien se rendre compte des conséquences, le commandant Marchand à travers la brousse africaine, depuis le littoral atlantique et le Gabon jusque vers le Haut-Nil, le gouvernement français soulevait donc maladroitement une affaire qui, s’il n’était pas décidé à la soutenir au besoin par les armes (ce qui n’était certainement pas le cas), ne pouvait se terminer pour nous que par un échec. Après des prodiges d'endurance et de vaillance, Marchand, avec une poignée d'Européens, traversa, par des régions impra-

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118. k LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE ticables et à peine connues, la plus re partie du continent africain et parvint à Fachoda, sur fl coup sûr tous les éloges pour ses exploits. On ne saurait en dire autant de ceux qui l'avaient envoyé, non sans beaucoup de légèreté.

Ainsi qu'il fallait s'y attendre, le gouvernement anglais prit une attitude des plus énergiques. Le nôtre après un examen rapide de la situation diplomatique, militaire, surtout navale, décida sagement de s’incliner, en quoi il eut grandement raison. Marchand fut rappelé de Fachoda.

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A quelque chose malheur est bon. Le condominium francobritannique, s’il s’était exercé sur l'Egypte, aurait pu aisément mal tourner. Dans une collaboration de ce genre, si quelque incident vient à se produire, le plus fort, le plus résolu, élimine généralement le plus hésitant et le plus faible. (Le condominium austro-prussien sur les duchés danois, le Sleswig et le Holstein, se termina par une guerre.) Or, l’Angleterre, moins ligotée que nous par sa politique continentale, se trou-

vait dans une position meilleure que la nôtre. Elle avait les.

mains beaucoup plus libres. Son gouvernement, à l’abri des crises parlementaires, possède une continuité de vues et de desseins qui nous manque.

La France, quelles que soient ses ressources, ne peut pas disperser, RS ses forces en tous les points du globe. ve empire nord-africain, par sa proximité de É métropole, devait attirer avant tout ses efforts. Jamais notre diplomatie ne se montra aussi avisée, aussi clairvoyante que lorsqu'elle troqua par le célèbre accord de 1904, fondement de l'Entente cordiale, les droits politiques et théoriques, que nous possédions en Esypte, contre notre pleine liberté d’action au Maroc. | . L’Angleterre prit, dès le début, l'engagement de conserver intacte notre situation morale dans le pays. Cet engagement, dans l’ensemble, il est juste de le constater, a été tenu. Tous ceux qui connaissent bien l'Egypte pour l'avoir plusieurs fois, à de longs intervalles, visitée, ont pu se rendre compte sur place que notre influence, à cet égard, depuis le commencement du siècle, loin de diminuer, s’est au contraire élargie ; grâce à nos écoles qui sont florissantes, l’usage de notre langue y est plus répandu qu'il ÿ a vingt ans. Le canal de Suez, une des entreprises les mieux conduites et les plus prospères du monde, où

e Haut-Nil. Il méritait à

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(Livre jaune). — De Freycinet. La question d'Egypte (1905). — Souvenirs . (4913). — Brehier. L'Egypte de 1798 à 1906 (1907).

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