‹ La Troisieme RepubliqueChapitre 64 sur 112 · LE GOUVERNEMENT DES RADICAUX · texte numérisé non relu

LE GOUVERNEMENT DES RADICAUX

- sente donc pas, il s’en faut, des adhésions formelles et sincères __ aux doctrines collectivistes. Les partis bourgeois d’autre part,

bien que certains d’entre eux manquent à un degré incroyable A sens politique, finiront-ils par découvrir cette vérité, Jus- . qu'ici obscurcie à leurs yeux ? C’est que les divergences qui … les séparent, si grandes soient-elles, ne sont rien en compa- raison de l’abîme existant, au point de vue financier, écono- mique, politique, etc., entre la véritable doctrine socialiste, à __ savoir le collectivisme, et celle des partis bourgeois, radicaux

ou modérés. |

Dans tous les pays : Angleterre, Allemagne, pour ne citer que ceux-là, où s’est produite l’arrivée ou la participation des socialistes au pouvoir, leur domination a été brève et il ne pouvait guère en être autrement.

- : En Allemagne, l'influence des socialistes n’a pas tardé à

mettre en péril les finances publiques et l’équilibre du budget. Elle s’est traduite instantanément par un accroissement prodigieux des dépenses, l’augmentation du nombre des fonctionnaires dans les diverses administrations, chemins de fer, etc.

- Il y a là une fatalité à laquelle le socialisme, si bien inten-

__ tionnés, si intelligents soient ses chefs, ne saurait se soustraire. Elle pousse automatiquement à l’étatisme, au développement des monopoles, entraînant l'accroissement considérable du nombre des employés de l'Etat.

Au point de vue national, par ailleurs, le socialisme, sous l’impérieuse poussée de ses doctrines fondamentales, se voit dans l’impossibilité de sauvegarder, en ce qui concerne l'armée, la marine, surtout les colonies, les intérêts essentiels de la nation. Les dangers qu’il fait courir de ce chef sont tels qu’ils pe tardent pas à provoquer une très violente réaction.

C’est en vain que ses dirigeants, conscients de ces périls, essaient d'échapper aux conséquences de leurs doctrines. Une fois au pouvoir, les obligations gouvernementales, le sentiment de leur responsabilité les amèneraient aisément à laisser de côté leurs principes. Mais les troupes, tenues constamment en haleine par de nouvelles couches d’agitateurs qui n’ont pas les mêmes raisons que les premiers de se déclarer satisfaits, ne le permettent pas. Dès qu’il devient gouvernemental, dès que par cela même il « s’embourgeoise », le socialisme est menacé de perdre une partie de ses forces, celles-ci glissant automatiquement vers les partis les plus avancés, les plus violents, surtout les communistes. L'existence, le développement d’un partit communiste constituent, pour le socialisme, un aiguillon en

loire des bourses du travail (1902. — J. Bourdeau. L

métis temps qu‘ > des apparences, les chefs :

jamais combattre ouvertement, éner

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révolutionnaire et. syndicalisme réformiste (1909). — 7. orel. Réflexions

ons s la violence (1906 Paul Louis. Histoire - du moe dic: liste France (4941). me n : É Sn re

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