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Tures, ou bien qu’il se contente d’intriguer derrière la scène, en tête-à-tête avec quelques jolies femmes. »
Le prince de Galles était beaucoup trop fin pour ne pas découvrir tout de suite les sentiments de son neveu envers lui. Une série d’incidents lui montrèrent sous son vrai jour sa vanité, son esprit de cabotinage. Il pensa très vite de lui ce qu’en pensait quelqu'un mieux placé que personne pour le connaître, à savoir le propre père de ce dernier, le prince Frédéric qui, dans une lettre à Bismarck où il protestait contre la communication des documents diplomatiques à son fils, écrivait textuellement ceci : « Son manque d'expérience et sa vanité, sa présomption, la haute opinion qu’il a de lui-même peuvent faire de lui un danger publie dans toute position responsable où il sera placé. »
Les événements, hélas ! ne devaient que trop confirmer cette remarquable prophétie,
Améliorer les rapports de son pays avec la France, telle fut, dès le début de son règne, l’idée maîtresse d'Edouard VIH. Très fin, très adroit, diplomate-né, il n’ignorait pas que, surtout avec son peuple très lent à s’ébranler, la condition du succès était de procéder par étapes, d'avancer lentement." El eut la chance d’avoir en Angleterre un ministère conservateur, avec lord Lansdowne aux Affaires Etrangères.
Par tradition, par tempérament, par suite des influences religieuses, les protestants de toutes sectes, les non-conformistes, qui forment le noyau du parti libéral, étaient tournés beaucoup plus vers la Prusse protestante que vers la France catholique.
Le facteur religieux joue, dans la politique intérieure et extérieure de l’Angleterre, un rôle beaucoup plus grand qu’on ne le croit communément. C’est de là que provient pour une bonne part, par exemple, la vigoureuse antipathie de certains Anglais, Lloyd George notamment, contre la Pologne.
Le hasard voulut que, de l’autre côté du Détroit, il se trouvât pendant les premières années de ce siècle, des hommes d'Etat, des diplomates possédant assez d’esprit politique et d'autorité pour répondre aux avances d'Edouard VIT, pour favoriser de toutes leurs forces le rapprochement des deux nations.
. On a souvent reproché à la Troisième République son instabilité ministérielle. Ce reproche, qui n’est que trop fondé, ne s’ap-