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s J’A Isace, on en déduisait qu’elle n'aurait pas es pour étendre son front lé rive gauche de la si le type de ces raisonnements d’état-m ui, int de principes discutables et assez souvent faux, en dédui | avec une rigueur et une logique inflexibles des consées également fausses. Les Français, civils ou militaires, beau coup plus encore les militaires que les civils, pour qui la gique mène les affaires de ce monde, sont assez portés, par
érament et par nature, à des erreurs de ce genre. En réalité, lemagne, grâce à la surabondance de ses effectifs, à l’entratn nt de ses troupes, put mettre en ligne dès le début plus é : ep 1e son adversaire ne lui en supposait.
En regard de ce plan allemand, le plan français, tel que wait établi, en avril 1913, le conseil supérieur de la*guerre comportait, aussitôt la concentration terminée, une double attaque contre les armées allemandes, à droite, en Lorraine; à gauche, au nord de la ligne Verdun-Metz.
__ Ce plan d'attaque ainsi que la disposition des armées, il était impossible que les manœuvres allemandes, à mesure qu'elles se développaient et se révélaient, n’eussent pas pour effet de les __ modifier. Après quelques hésitations et quelques retards, l’étatmajor français fut obligé de se rendre à l’évidence, de constater * qu'une partie très considérable des forces allemandes traver- saïent la Belgique, se disposaient à nous attaquer par le Nord- - Est: d’où une modification notable de la disposition des armées ; - liberté laissée au général Lanrezac, commandant notre armée de gauche, d'obliquer vers le Nord-Ouest.
Si À cela près, les plans de Fétat-major français furent maintenus :attaque des première et deuxième armées en Alsace et en Lorraine, de la quatrième armée à travers le Luxembourg belge.
“ à La bataille des frontières.
- Toutes ces offensives échouent. Notre armée de gauche qui s’est avancée jusqu’en Belgique perd la bataille de Charleroi. . Elle est obligée de se replier à vive allure, en même temps que E les trois divisions du corps de débarquement anglaïs opérant Le es liaison avec elle.
La bataille dite des frontières est perdue.
2 Les causes de cette défaite sont pour une bonne part celles
ui ont été énumérées plus haut : supériorité de préparation de l’armée allemande, beaucoup plus largement dotée que la nôtre en mitrailleuses ; artillerie lourde ; mauvais terrain choisi.
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pour notre offensive, surtout celle de la quatrième armée ; nom-
breuses erreurs de tactique; les troupes jetées follement en avant sans préparation suffisante ; absence de liaison entre les
unités ; faiblesse manifeste d’un certain nombre de généraux.
La situation était gravement compromise. Il se trouva un chef, un très grand chef pour la rétablir.
Le général Joffre.
Par un de ces effets du hasard, ou de la Providence, comme on pourrait en citer un certain nombre aux heures les plus critiques de notre histoire, l’homme sur qui reposent alors ies destinées de la France possède exactement les qualités qu'il faut,
le tempérament, le caractère pour supporter sans fléchir cette
charge écrasante. y 2 FE
. Officier du génie, après une belle carrière coloniale, Joffre est parvenu au plus haut grade : il est chef d'état-major depuis trois ans. Ce Pyrénéen de Rivesaltes est un méridional froid, au teint blond, aux yeux clairs. Large d’épaules, solidement bâti, il donne avant tout une impression de vigueur robuste, de force massive.
Quelqu'un, qui n’était pas sans expérience en cette matière, Napoléon, dans la solitude de Sainte-Hélène, s’est posé cette question : «Quelles sont les qualités qui fontun grand général ? » Il est bien rare, dit-il, de les trouver réunies chez le même homme. La première de toutes est l'équilibre entre l’intelligence et le caractère. IL faut, dit Napoléon, que les qualités de l’esprit et celles de la volonté se fassent harmonieusement contrepords. Un général qui a plus d’intelligence que de caractère, ressemble à un navire qui aurait trop de voiles et pas assez de carène : au moindre coup de vent, il risque de chavirer. Si, par contre, il a trop de carène et pas assez de voiles, le navire n’avance pas. |
Joffre possède cet harmonieux équilibre entre la faculté de comprendre et celle de vouloir. Son optimisme est imperturbable. Il repose non point sur une confiance béate, mais sur la
conviction profondément ancrée en lui qu'un grand pays comme .
la France, pourvu qu'il ne s’abandonne pas, qu'il se raidisse au plus fort de la tourmente, ne peut pas et ne doit pas succomber. Telle est la foi qui l'anime et qu'il fait passer chez tous ses collaborateurs, chez tous les généraux, dans l’armée tout entière. Des fautes ont-elles été commises? On va s’employer à les réparer. Des insuffisances se sont révélées dans