Ibid., XLV
Enfin, Mesdames, nous trouvons la douleur en Dieu qui est la lumière, la splendeur, la félicité du ciel,
La faiblesse, la douleur ne peuvent convenir à l'être qui est la souveraine perfection et la souveraine puissance ; et cependant l'humanité a vu la douleur de Dieu, elle a vu ses larmes, elle a compté ses plaies, elle a été rachetée par son sang et par sa mort. La réalité des douleurs de Dieu, mais c'est un des dogmes fondamentaux de notre foi ; c'est le principe de notre salut. Que reste-t-ildu christianisme si vous niez Bethléem, Nazareth et le Calvaire, si vous niez l'Evangile tout entier ? Oui, Dieu a souffert et il est mort ; le Fils de Dieu a été. selon l'expression des Saintes-Ecritures, « l'homme de douleur et il a connu la faiblesse
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et l'infirmité : Virum dolorum et scientem infîrmitatem. * »
Ne comprenez-vous pas que , dans une certaine mesure, il devait en être ainsi parce que Dieu nous aimait ? L'amour qui est la grandeur et la puissance de l'homme est aussi la grandeur et la puissance de Dieu. Ce besoin d'aimer qui est, dans notre nature imparfaite et déchue, un principe de fécondité et de force, doit, dans la nature infinie, avoir une perfection et une puissance sans limites.
Dieu qui nous aime a voulu se donner à nous, et se donner par la souffrance. Quoi ! aujourd'hui , ce soir , demain . vous pouvez prendre vos joies, vos espérances, tout ce que vous avez, et vous donner vous-mêmes avec la félicité d'un dévouement sans mesure et Dieu ne le pourrait pas ? Quoi 1 devant ces barrières qui