‹ La Troisime béatitudeChapitre 80 sur 91 · Sess. XIV. ch · texte numérisé non relu

Sess. XIV. ch

2. Quoiqu'il ne soit pas démontré que la contrition formelle doive être jointe à l'acte de charité pour effacer le péché mortel, il est plus sûr d'unir la contrition à la charité.

le fait remarquer le concile de Trente \ il suffit que ce désir soit implicite, et il l'est toujours, car celui qui aime Dieu parfaitement a la volonté très sincère d'accomplir tous ses préceptes et par conséquent le précepte de recevoir le sacrement de pénitence.

Quelle puissance ! Quel admirable lémoignag-e de la miséricorde de Dieu ! Quelle ressource contre la tentation du découragement ! Voilà un pécheur obstiné. Il a, pendant vingt, trente, cinquante ans, multiplié ses crimes, bravé la justice divine, résisté à toutes les .sollicitations de la grâce, entraîné les âmes dans les abimes, et tout à coup, frappé par la douleur, saisi par cette grâce qu'il a tant de fois repoussée, il fait un acte de charité parfaite, et tous ses péchés sont effacés ; il

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