HISTORIQUE
Cette question de la tuberculose conjugale remonte assez loin et, depuis 1865, date à laquelle Villemin déclare, à l’Académie de Médecine, que la tuberculose est contagieuse, nombre d’auteurs se sont occupés à déterminer dans quelles mesures un homme ou une femme vivant avec un tuberculeux ou une tuberculeuse, pouvait contracter sa maladie.
En 1866, Guibout communique, à la Société médicale des Hôpitaux, quatre observations de contamination entre époux. TUE
La même année, paraît la thèse de Viallettes, de Montpellier, qui apporte trois observations.
En 1867, Bergeret, dans son travail intitulé La phtisie pulmonaire dans les petites localités, rapporte treize cas de tuberculose conjugale.
En 1869, le travail du Professeur Castan, de Mont- : pellier; puis, en 1870, la thèse de Compin; en 1879, celle de Musgrave-Clay, apportent tour à tour quelques données nouvelles sur la question, et un certain nombre d’observations.
En 1886, l'enquête faite par la Société médicale des
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Hôpitaux de Paris, concernant la contagion de la tuberculose, et consignée dans un rapport de Vallin, relate 107 cas de contamination entre conjoints.
A l'étranger, vers la même époque, les enquêtes se succèdent également; nous retiendrons particulièrement celles de Bowditch, aux Etats-Unis (1878); de la Société italienne d’hygiène (1884); de la Wiener Medizinische Presse et de la Société de Médecine de Berlin.
Lemiere, en 1899, fait une communication au Congrès français de Médecine, sur la contagion maritale de la tuberculose.
Plus près de nous, la Grande Guerre, par le vaste
champ d'expérience dont elle fût l’objet, apporte peut-être quelques confirmations à ce sujet et les cas de contaminations conjugales semblent maintenant plus fréquents, du fait du nombre considérable de soldats devenus bacillaires rentrant dans leurs foyers.
Actuellement, du la question est remise périodiquement à l’ordre du jour et les articles se suivent dans les journaux médicaux, sans apporter, il semble, beaucoup de précisions sur un sujet qui a VAR Fe départager les auteurs.
En 1921, paraît un article de Brunon : « Entre époux, dit-il, les cas pathologiques ne touchant qu'un seul conjoint, sont l'immense majorité. Pour ma part, en 30 ans de pratique, je n’ai observé qu’un seul cas où le mari et la femme. semble s'être contaminés réciproquement. » 5
À un referendum proposé à la même époque, aux
lecteurs du Concours médical, sous la forme sui- ‘ vante : « Avez-vous assisté à une évolution bacillaire chez l’époux survivant au conjoint mort de tuberculose ? », se succèdent les réponses les plus contradictoires. UE |
Bezançon, en 1922, ne nie pas, certes, la contagion conjugale, mais l’estime une rareté.
Léon Bernard enfin, en 1925, semble du même avis et explique cette rareté par la difficulté de la contagion entre adultes.
En somme, la question reste en suspens; peut-être des faits nouveaux apporteront-ils un jour un éclaircissement à ce sujet ?
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