‹ La Tuberculose de la Bourse Séreuse: Sous-DeltoïdienneChapitre 6 sur 32 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Rappel anatomique.

L’anatomie nous montre autour de chaque article la présence de bourses séreuses plus ou moins développées, qui aident au glissement et facilitent l’action des muscles moteurs de ces articulations. L’articulation scapulo-humérale suit la règle commune et, ici, en raison des mouvements presque continuels qu’effectue cet article, les bourses séreuses acquièrent un développement remarquable.

Si, après avoir enlevé le deltoïde, nous jetons un coup d’œil sur la région ainsi mise à nu, nous voyons apparaître l’articulation scapulo-humérale, avec ses reliefs osseux et fibreux. En haut, l’acromion et l’extrémité externe de la clavicule, unis par l’articulation . acromio-claviculaire. Au-dessous et sur un plan légèrement plus profond, l’'apophyse coracoïde avance le promontoire épais et résistant qui sert d'insertion au petit pectoral, au coraco-brachial et à la courte portion du biceps. Une lame fibreuse très résistante,

disposée en sorte de voûte, réunit l’acromion à l’apophyse coracoïde. Puis, séparée de ces apophyses par la partie externe de la capsule articulaire de l'épaule, là tête humérale apparaît avec son relief osseux externe : ce sont le trochin et le trochiter, sur les facettes duquel viennent s’insérer de nombreux muscles. Entre les deux, dans sa coulisse, glisse le tendon de la longue portion du biceps, qu’accompagne la synoviale de l'articulation scapulo-humérale. Audessous de ces saillies, la tête humérale s’amincit, pour se continuer avec la diaphyse osseuse par le col chirurgical.

Mais toutes ces formations que nous venons d’énumérer n’entrent pas en contact direct avec la face profonde du deltoïde, d’aileurs recouverte de son aponévrose. Il existe, en effet, à ce niveau, une bourse séreuse, la plus grande et la plus constante de celles de l'épaule. Elle recouvre la voûte acromio-coracoidienne d’une part, les tubérosités de l’humérus et le manchon capsulaire d’autre part ; elle s'étend assez souvent plus en dedans, sur la face supérieure du tendon du sus-épineux. Elle communique parfois — mais Poirier note le fait comme exceptionnel — avec la synoviale articulaire de la scapulo-humérale. Par contre, les auteurs sont d’accord pour dire qu’on la rencontre rarement isolée, vraiment à l’état de bourse sous-deltoïdienne. Si cette disposition, en effet, se rencontre chez de très jeunes sujets, il est de règle chez l’adulte de voir la bourse séreuse sous-deltoïdienne communiquer, par l’intermédiaire d’un étranglement, avec une autre bourse séreuse située entre le

tendon du sus-épineux et la face inférieure de l’acromion. Cette disposition est tellement fréquente que . Testut, tout en notant la possibilité de leur individualisation, réunit la description de ces deux formations en une seule, qu’il appelle la bourse sous-acromiodeltoïdienne.

Cette bourse séreuse, siège du processus pathologique qui fait l’objet de notre travail, est de beaucoup la plus importante des bourses séreuses péri-articulaires de la scapulo-humérale. Elle est assez développée à l’état normal pour contenir vingt et même trente grammes de liquide (Testut) et son étendue s’explique facilement par les mouvements incessants, pour ainsi dire, qu’effectue la tête humérale au-dessous de l’apophyse coracoïde et du deltoïde.

PAST Res

Observations.

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